Dbut octobre, les deux gouvernements n'avaient pu s'entendre sur un projet de fusion de la maison mre d'Airbus avec le fabricant d'armes britannique BAE Systems. A prsent, "un accord est proche" pour recomposer l'actionnariat du groupe, a dclar le prsident franais Franois Hollande.
Mais "il n'est pas encore compltement sign", a-t-il ajout. L'annonce de l'accord pourrait donc n'intervenir que mardi aprs la clture de la bourse, selon le site d'information conomique Latribune.fr
"Certains protagonistes du dossier espraient mme une annonce ce lundi soir aprs Bourse, mais en raison du grand nombre de parties concernes et d'avocats autour de la table, tout ne pouvait pas tre ficel", rapporte ce site, sans prciser ses sources.
Cet accord, selon M. Hollande, "doit permettre de donner de la stabilit mais galement aussi une dmarche d'avenir pour cette grande entreprise".
L'Allemagne va monter au capital pour assurer l'quilibre avec la France, quand l'actionnaire allemand de rfrence, le constructeur automobile Daimler, s'en retire.
Mais en revanche, d'aprs Latribune.fr, EADS a obtenu d'tre un peu moins dpendant de ses actionnaires tatiques: France, Allemagne et l'Espagne, qui ont cr le groupe en 2000 et le contrlent.
Les Etats n'auront "pas de droit de veto individuel sur les choix oprationnels de la direction", crit La Tribune, et il leur sera impossible "de nommer directement les administrateurs".
EADS s'est refus confirmer ces informations. Mais une source proche du dossier estimait la Tribune bien informe.
Si cette version tait confirme, le groupe pourrait s'en sentir soulag. L'arrive de la banque publique KfW au capital alimentait en effet la crainte de voir Berlin resserrer son treinte sur la direction, selon un conseil d'EADS.
L'Allemagne s'tait oppose au projet de fusion avec BAE et elle n'a pas digr la dcision du nouveau patron d'EADS, l'allemand Tom Enders, d'installer le quartier gnral du groupe en France, Toulouse.
De son ct, la socit EADS a fait savoir lundi qu'elle entendait "prserver et renforcer, si besoin, les intrts ... des actionnaires".
Les Etats n'ont plus de feuille de vigne
Le message a t interprt comme une confirmation de l'intention prte au groupe de procder des rachats de titres, pour soutenir le cours quand ses actionnaires industriels les vendront.
Raction: le titre EADS s'est apprci de 2,14% la Bourse de Paris, clturant 26,44 euros contre 25,89 vendredi.
La sortie prochaine de Daimler du capital et celle de l'autre industriel de rfrence, le groupe de media franais Lagardre, attendue en 2013, va mettre un terme au pacte d'actionnaires et retirer aux Etats leur feuille de vigne.
Leur participation se fera au grand jour, alors qu'en 2000 Berlin avait confi la dfense de ses intrts Daimler. L'Allemagne avait galement exig de l'Espagne et la France crent des paravents juridiques. La France avait confi ses parts Lagardre qui vote en son nom au conseil administration.
Les Etats doivent donc former une nouveau partenariat mais ils ne pourront plus contrler, mme indirectement, que moins de 30% du capital, et non plus 51% comme prsent.
La loi nerlandaise, qui rgit EADS domicilie aux Pays-Bas, oblige en effet les actionnaires, individuels ou agissant en concert, lancer une OPA sur l'ensemble de la socit ds qu'ils atteignent le seuil de 30%.
Dans le scnario le plus frquemment voqu, la participation de la KfW passerait de 1% 12%. Elle rachterait 6,5% au fonds d'investissement allemand Dedalus, form de banques rgionales publiques et d'investisseurs privs, et les 4,5% restants Daimler.
La France dtenant 15% du capital, l'quilibre franco-allemand serait prserv en parquant 3% des actions dans une structure juridique spare, sans droits de vote. D'aprs La Tribune, Paris aurait un dlai de deux ans pour s'en dfaire.
En attendant, Paris et Berlin auraient chacun 12% des droits de vote. Mme si l'Espagne conserve 5,5% des actions, la barre des 30% n'aura pas t franchie.
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