mardi 11 juin 2013

Les militants écolos choisissent Christophe Najdovski pour Paris en ... - Le Monde

Christophe Najdovski, le 8 juin  Paris.

Les militants EELV parisiens ont choisi, samedi 8 juin, l'adjoint au maire de Paris Christophe Najdovski pour porter leurs couleurs au municipales de 2014, face, notamment, aux listes conduites par Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) et Anne Hidalgo (PS).

L'adjoint de Bertrand Delano en charge de la petite enfance, 43 ans, favori de la consultation, l'a emport au deuxime tour (51,86% des voix) face Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement (46,11% des voix).

SOUTIENS MINISTRIELS

Huit candidats taient en comptition. Au premier tour, Christophe Najdovski est arriv en tte avec 204 voix, devant Jacques Boutault (196 voix) et Bernard Jomier, adjoint au maire du 19e en charge de l'environnement (145 voix). Les cinq autres comptiteurs arrivaient loin derrire ce trio.

Inconnu du grand public, Christophe Najdovski, membre du courant "Maintenant", majoritaire nationalement et dans une moindre mesure Paris, avait notamment reu le soutien des ministres Ccile Duflot et Pascal Canfin, du prsident du groupe cologiste au Snat Jean-Vincent Plac, et du vice-prsident de l'Assemble nationale Denis Baupin, tous membres de son courant.

Comme en 2008, le parti a dcid de ne pas s'allier ds le premier tour avec le PS Paris. Christophe Najdovski sera donc le nouveau visage du mouvement dans la capitale jusqu'au scrutin, moins que d'ici l, l'ancienne patronne du mouvement, Ccile Duflot, ne dcide de se lancer dans la bataille– une hypothse toujours plausible.

Lire (dition Abonns) : Municipales Paris : petits arrangements entre cologistes

L'impact du Grand Paris évalué à plus de 70 milliards d'euros sur le ... - Le Monde

Quatre nouvelles lignes doivent tre cres et les lignes 11 et 14 du mtro parisien seront tendues d'ici  2030. Les travaux du Grand Paris Express dbuteront en 2015.

L'impact socio-conomique du futur mtro automatique du Grand Paris, mesurant les avantages gnrs par cette infrastructure d'ampleur en Ile-de-France, est valu 73,5 milliards d'euros, selon une tude de la Socit du Grand Paris (SGP), matre d'ouvrage.

Lire notre ditorial : L'ambition du Grand Paris, malgr la crise

Ce montant porte sur les avantages induits entre maintenant, phase de dmarrage du projet, et les 50 annes qui suivront les mises en service successives des diffrentes portions du rseau, qui doivent s'chelonner de 2020 2030, a prcis lundi 10 juin la SGP. La SGP a travaill sur trois scnarios, un pessimiste, un optimiste et un mdian.

Ce dernier scnario, qui table sur la cration de 115 000 emplois supplmentaires par rapport la croissance prvisible en Ile-de-France, a t valid par un comit scientifique d'conomistes franais et trangers indpendants, spcialistes des transports et d'conomie urbaine. Il est prsid par le professeur Jacques-Franois Thisse, de l'Universit catholique de Louvain (Belgique).

"LE SCNARIO MDIAN EST RAISONNABLE DANS SON VALUATION"

Ces 73,5 milliards d'euros escompts proviennent pour 44,6 milliards d'avantages dit "classiques", correspondant aux gains de temps, de rgularit et de confort pour les usagers, ainsi qu'aux effets sur l'environnement (pollution, bruit), et pour presque 29 milliards d'avantages "non classiques" lis aux effets de densification de l'emploi, aux gains de productivit pour les entreprises.

"La SGP est reste trs prudente. Le scnario mdian est raisonnable dans son valuation et dans ses chiffres", a soulign Emile Quinet (Paris School of Economy), tout en soulignant que le "point le plus sensible" du projet global de dveloppement de la mtropole parisienne est "la cration de logements".

Outre la projection d'emplois induits par le projet, il y a aussi les emplois directs lis aux travaux des 200 nouveaux kilomtres de lignes, la plupart en souterrain, et des 72 gares affrentes crer, soit 15 20 000 emplois par an durant la dure des travaux, selon la SGP. Cela concerne le secteur des travaux publics et la filire ferroviaire (construction de matriel roulant, quipement des voies).

Lire aussi : Ces villes auxquelles le Grand Paris devrait donner un coup d'acclrateur

Paris: Clubs de haut niveau cherchent salles désespérément - 20minutes.fr

OMNISPORTS - Le PSG handball et le club de basket de Nanterre devront jouer au même endroit...

Paris, sa banlieue, ses 11,8 millions d'habitants, ses six gares, ses deux aéroports… et son unique salle utilisable pour jouer au sport de haut niveau. Le PSG handball et le club de basket de Nanterre peuvent déjà plancher sur le partage de la garde de la Halle Carpentier, où les deux équipes seront forcées d'évoluer en Coupe d'Europe l'an prochain.«C'est quand même dramatique d'en arriver là, lance Alain Béral, le président de la Ligue nationale de basket. On parle de Paris et on n'a pas une salle de 10 000 places conforme à ce qui se fait partout ailleurs. En Lituanie, ils ont 2 millions d'habitants et deux salles de 15.000 places.»

Une commission pour rien

On récapitule: le terrain du Palais des sports de Coubertin, utilisé par le PSG hand, a été jugé trop petit par les experts de la Fédération internationale. Le gymnase Maurice-Thorez, repaire habituel de la JSF, ne s'approche pas même de loin des standards exigés par l'Euroligue (5.000 places au minimum), et Bercy sera en travaux à partir de janvier 2014. Ne reste plus que la salle Carpentier pour faire l'affaire. Le constat n'étonne pas Daniel Costantini, président de la commission Grandes Salles commandée par le précédent gouvernement -et enterrée dans la minute. «C'était en 2010. On avait identifié sept projets de grande salle en France. Depuis il ne s'est rien passé, à part à Gravelines parce que le député du coin est un ancien ministre d'Etat et le voulait bien».

Le manque de volonté publique, c'est précisément le problème pour l'ancien sélectionneur de l'équipe de France de handball. «On avait proposé un deal simple. L'Etat finançait tout à hauteur de 20% pour inciter les investisseurs privés. Ca revenait à 140 millions d'euros.» Somme dont personne n'a vu la trace, crise économique oblige, quand ce n'est pas l'Euro 2016 qui gobe les rares financements publics encore disponibles. Paris n'échappe pas à la règle. La mairie, qui estime avoir assez à faire avec Roland-Garros, a renvoyé le dossier aux calendes municipales.

20 millions pour racheter l'O2 Arena

Des perspectives qui ont pour seul résultat de doucher les investisseurs potentiels, déplore Alain Béral. Alors le président de la LNB cherche dans son coin une institution prête à mettre 20 millions sur la table pour racheter la salle modulable des JO de Londres. En vain pour le moment. «On ne peut pas imaginer que des gens mettent de l'argent dans notre sport s'ils ne savent pas où ils vont jouer». Au hasard les Qataris, intéressés depuis un moment par le Paris-Levallois. A condition qu'il y ait la salle qui va avec? «Ca fait partie des problèmes que l'on doit régler», répond pudiquement l'ancien président de Pau-Orthez. Dont le Palais des sports reste l'un des rares en France à pouvoir accueillir des matchs d'Euroligue.

*Julien Laloye

 

Des milliers d'animaux dans Marseille pour une transhumance inédite - Le Point

"C'est la seule fois dans ta vie que tu verras ça"! entendait-on dimanche dans la foule, venue assister, ébahie, au passage de milliers d'animaux sur le Vieux-Port de Marseille.

Chevaux, vaches, moutons... Plus de 4.000 bêtes sont entrées dans la ville, pour la dernière étape d'une "TransHumance" imaginée par la troupe équestre du Théâtre du Centaure pour la capitale européenne de la culture.

Sur le port soudain recouvert de bruits de sabots et de bêlements, trois cortèges d'animaux se sont rejoints, partis l'un de l'esplanade du MuCEM, le nouveau musée des civilisations euro-méditerranéennes, où 3.000 moutons attendaient sur de la paille le signal du départ, l'autre de la gare Saint-Charles où six juments sont arrivées en TER, et le dernier du rond-point du Prado dans les quartiers sud.

Au son des clochettes, les moutons ont lentement fait le tour, en rangs serrés, comme une vague de couleur beige remplissant la rue, suivis des gardians et de leurs chevaux camarguais, des "butteri", éleveurs à cheval venus d'Italie, et leurs vaches grises à grandes cornes, et de longs attelages de splendides chevaux de trait.

En tête du défilé, Camille, du Théâtre du Centaure, juchée, debout, sur trois étalons frisons noirs, visage impassible et toute de noir vêtue, incarnait une "centauresse", symbole de la réunion de l'homme et de l'animal.

"Regarde ça, c'est hallucinant!" disaient des spectateurs - 300.000 au total ont été recensés par la police sur les 13 km du parcours, qui s'est achevé sur la plage du Prado (mais sans les moutons, qui ne peuvent évoluer longtemps sur le goudron).

A l'origine de cette traversée sans précédent, le pari poétique de Camille et Manolo, le couple derrière ce théâtre pas comme les autres, bien décidé à "faire entrer l'animalité dans la ville".

Pour la compagnie, auteur depuis 1989 de créations entre cirque, théâtre et arts visuels, cette étape arrive après trois semaines de périple, 600 km à travers les Alpilles, la Camargue, la région de l'étang de Berre.

"Faire entrer l'animalité dans la ville"

A chaque fois, les bivouacs des hommes et des animaux ont donné lieu à des veillées, spectacles, fêtes... autour de la culture et de la nature.

"Nous sommes heureux, et chargés de tous ces gens qui ont rêvé avec nous", a expliqué Manolo. "Après, il était important d'aller jusqu'à Marseille, deuxième ville de France, de faire entrer l'animalité dans la ville."

L'organisation, pourtant, n'est pas toujours allée sans mal et les réunions avec les autorités marseillaises ont été nombreuses. "La question du nettoyage a focalisé tant d'angoisse!" a dit Manolo. "Cela montre combien on a peur de la nature, des animaux. Or, c'est la ville qui est sale parfois! Je le vois quand je suis avec ma petite fille sur un parking, au milieu des pots d'échappement."

La troupe a aussi obtenu qu'entre les spectateurs et les bêtes, il n'y ait pas de barrières, mais 150 "traceurs" chargés d'ouvrir la route. "Les barrières sont plutôt dangereuses, c'est beau qu'on s'en rende compte", a noté Manolo, et "cela montre combien ce projet est nécessaire".

Grâce à un partenariat avec la SNCF, six chevaux ont pu venir en TER, "dans un wagon normal, avec des voyageurs normaux", depuis la gare de Picon-Busserine, accompagnés d'enfants de la cité de la Busserine, où le théâtre intervient depuis plusieurs années.

Dans la foule, l'heure était à la joie.

"C'est la première fois que je vois des animaux sur le port!" disait Stéphane Angel, 38 ans, qui dans le passé est plutôt venu y fêter l'OM. "La nature se déplace un peu, et c'est agréable", se réjouissait-il.

"Ces images, c'est magnifique", relevait Laurence Rarivojaona, "C'est bien, ça redore l'image de notre Marseille."

Dès dimanche soir, le Théâtre du Centaure ouvrira au public son domaine de la Campagne Pastré, à Marseille, puis chaque vendredi et samedi jusqu'en octobre (sauf en août), pour prolonger l'expérience via des rencontres et des installations multimédia.

Lyon : derrière la victoire de Havard sur Fenech , la victoire de Fillon ... - Le Point

Aucun règlement de compte. Aucune accusation de fraude. Aucune trace du mariage pour tous dans les débats. Et aucun tintamarre nocif de la part de candidats désireux d'attirer l'attention. À l'UMP, on se réjouissait de présenter la primaire lyonnaise comme un modèle du genre. Après le premier tour, Jean-François Copé s'était d'ailleurs empressé de publier un communiqué dans lequel il se réjouissait du "climat de compétition légitime" et de la "sérénité" du scrutin.

Sauf que le lendemain du premier round remporté par Michel Havard avec 40 % des voix, une nouvelle mode s'est brutalement emparée des candidats éliminés : le soutien à Georges Fenech (35 % lors du premier tour), connu pour sa ligne beaucoup plus droitière que son rival, et surtout pour avoir affiché son indéfectible soutien à Jean-François Copé lors des élections pour la présidence du parti. En plus des ralliements de Nora Berra et d'Emmanuel Hamelin, collègues de Michel Havard au conseil municipal lyonnais, la candidate Myriam Pleynard, qui décrit Jean-François Copé comme "un homme d'une grande ouverture d'esprit et particulièrement démocratique", car il lui a "permis de rencontrer son directeur national des élections" auprès duquel elle s'est présentée. L'ancien maire de Lyon Michel Noir, dont la carrière politique avait été brisée par une condamnation pour recel d'abus de biens sociaux, est venu compléter ce tableau.

Michel Havard, qui avait soutenu François Fillon lors de l'élection du président de l'UMP, a donc jeté un pavé dans la mare pour éviter de finir en dindon de la farce : "En politique, je ne suis pas un petit lapin de trois semaines, avertissait l'élu lyonnais dans les colonnes du Monde. Le soir du premier tour, avec Nora Berra et Emmanuel Hamelin, nous nous assurons que nous nous retrouverons ensemble contre le parachuté. Le lendemain, j'apprends par les médias qu'ils tournent casaque. Il y a eu des pressions qui jouent contre moi et j'y vois la main de Paris." Malgré ce nouveau statut de pestiféré, le chef de file de l'opposition lyonnaise remporte dimanche le deuxième tour avec 54 % des 5 400 suffrages exprimés. Mais le climat n'est pas totalement apaisé, tout comme le propos de l'intéressé : "La guerre Copé-Fillon ? Je ne sais pas. Je vous laisse faire votre travail d'enquête. Tout ce que je sais, c'est que la main de Paris a provoqué beaucoup d'interrogations et de colère..." Et la victoire a encore un petit goût amer : "On avait envisagé de faire le rassemblement des Lyonnais. J'ai été surpris, car nous sommes tous les trois conseillers municipaux."

"La main de Paris"

Les principaux intéressés se défendent pourtant d'avoir fait de fausses promesses à leur collègue : "Aucun engagement n'avait été pris formellement. C'était juste une éventualité", se défend Emmanuel Hamelin. "J'ai fait ce choix avec Nora Berra après avoir analysé la situation. Nous avons considéré qu'il était le mieux placé pour affronter Gérard Collomb." Même version des faits dans l'entourage de l'eurodéputée : "Elle n'a pas changé de position. Elle ne s'est jamais engagée auprès de Michel Havard." Son choix de soutenir Georges Fenech semble mûri de longue date : "Elle siège avec lui au conseil municipal. Elle considérait qu'après 5 ans d'opposition à ses côtés, il n'incarnait pas un choix incontesté et incontestable. D'ailleurs, si Michel Havard était un leader naturel, il n'y aurait pas eu de primaire."

Et les deux anciens candidats se défendent également d'exécuter les ordres du lieutenant Copé : "Je n'ai surtout pas voulu rentrer dans ce jeu-là (la concurrence entre Copé et Fillon, NDLR). Nora Berra a soutenu Fillon, et moi Copé (lors de primaires pour la présidence de l'UMP, NDLR). Il n'y a aucun lien avec les instances parisiennes", déclare Emmanuel Hamelin. Un proche de Nora Berra met en garde contre "une lecture parisienne du scrutin". Un proche de Jean-François Copé est conscient "que certains ne vont pas se priver d'avoir cette lecture", mais il nie toute intervention de la part du président de l'UMP et propose une autre piste : Il y a eu plus de participants au second tour qu'au premier. À Lyon, il n'y a que 3 500 encartés à l'UMP. Qui sont ces gens en plus qui ont voté ? Qui vous dit que Gérard Collomb n'a pas choisi son candidat ? "Alors que l'on parle de la sorcellerie de la vieille femme, elle dit que la pluie fait des éclairs dans son village", ont coutume de dire les Mossi, peuple de l'Afrique de l'Ouest dont les relations de parenté sont basées sur un système complexe d'alliances matrimoniales...

La Bourse de Paris sans entrain termine sur un repli - Libération

La Bourse de Paris a terminé en légère baisse lundi (-0,21%), dans un marché peu animé, qui s'est accordé une pause après sa forte hausse de vendredi et reste préoccupé par l'évolution de la politique monétaire américaine.

A la clôture, l'indice CAC 40 a lâché 8,23 points pour s'inscrire à 3.864,36 points, à l'issue d'une séance sans volume avec à peine 2 milliards d'euros traités (1,9 milliard d'euros).

Sur les autres grandes places européennes la tendance était contrastée: A Londres le Footsie a perdu 0,18% alors que le Dax à Francfort a pris 0,64%. L'eurostoxx 50 a perdu 0,17%.

Après avoir hésité une grande partie de la séance, le marché parisien a enregistré un léger rebond en milieu d'après-midi, dopé par l'annonce favorable de l'agence de notation Standard and Poor's au sujet des Etats-Unis, avant de perdre à nouveau du terrain et de terminer sur une note quasi stable.

«Le marché a oscillé autour de l'équilibre sans catalyseur, se contentant de digérer la forte hausse de vendredi» quand la cote avait rebondi de 1,53% grâce aux chiffres de l'emploi américain, souligne le courtier EtxCapital.

La décision de Standard and Poor's en milieu d'après-midi a créé une légère animation permettant à la cote de progresser. Mais ce mouvement a été de courte durée, et vite effacé par le manque d'entrain des boursiers.

SP qui avait privé la première économie mondiale de son triple A à l'été 2011, a confirmé la note actuelle du pays à AA+ mais revu la perspective de «négative» à «stable» en raison d'un «recul» des risques budgétaires.

Les boursiers focalisés sur les Etats-Unis

Pour Renaud Murail, gérant chez Barclays «ce n'est pas une nouvelle tonitruante car il s'agit uniquement d'un relèvement des perspectives».

«Le marché reste avant tout focalisé par la politique monétaire américaine et évolue en fonction des déclarations des uns et des autres et des interprétations des données macro-économiques», poursuit-il.

«Jusqu'à la prochaine réunion de la Banque centrale américaine les 18 et 19 juin le marché devrait être très volatile», a-t-il ajouté.

Même constatation pour les économistes du Crédit Agricole qui «anticipent une volatilité plus élevée que d'habitude en raison des incertitudes sur la politique de la Fed».

Les boursiers sont focalisés sur les Etats-Unis, en l'absence d'actualité majeure en zone euro. Aujourd'hui, deux indicateurs ont été publiés, l'un en Italie créant une légère déception alors que l'autre, en France s'est révélé être une bonne surprise.

En Italie, le PIB a reculé de 0,6% au premier trimestre, soit plus que la première estimation. La France a en revanche enregistré un rebond surprise de l'industrie en avril qui pourrait marquer le début d'un lent et laborieux redémarrage après une nouvelle récession.

Parmi les valeurs, France Télécom-Orange a perdu 1,66% à 7,50 euros alors que son patron et ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, Stéphane Richard, a été placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'arbitrage contesté ayant mis fin au contentieux entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais en 2008.

Michelin à l'équilibre

Les banques ont subi des prises de bénéfices et ont lâché plus de 1%: Crédit Agricole (-1,49% à 7,00 euros), BNP (-1,22% à 43,9 euros), Société Générale (-1,43% à 29,71 euros).

Veolia Environnement a perdu 1,20% à 9,32 euros. Le groupe, engagé depuis trois ans dans un gros effort de désendettement, a décidé de racheter les parts de l'espagnol FCC dans leur filiale commune en Amérique latine, pour 150 millions d'euros en numéraire.

Altran Technologies est resté sous le coup de son abaissement de recommandation de vendredi par Exane BNP Paribas, et a lâché 4,04% à 5,47 euros.

Remy Cointreau a à peine évolué (-0,07% à 86,73 euros), après avoir annoncé la cession du producteur indépendant de cognac charentais Larsen au Finlandais Altia, six mois après son acquisition.

Michelin a terminé à l'équilibre à 68,4 euros. Le groupe prévoit de fermer un site en Indre-et-Loire à partir du 1er semestre 2015, ce qui entraînerait la suppression d'environ 700 postes.

Total a cédé 0,18% à 37,83 euros. Le Qatar a renforcé sa participation au capital du géant pétrolier dont il détient désormais 4,8%, contre 3% auparavant, selon le site d'information financière WanSquare.

Maurel et Prom a été chahuté et a perdu 2,57% à 12,14 euros.

Du côté des hausses on note la belle performance de Kering (ex-PPR) qui gagne 1,86% à 164,55 euros, grâce à des notes d'analystes positives sur Gucci.

Air France-KLM, dopée par un relèvement de sa recommandation par Goldman Sachs qui est passé à «acheter» contre «neutre» auparavant, a pris 1,77% à 7,34 euros.

Bolloré s'est adjugé 3,85% à 345,25 euros. Le groupe va introduire en Bourse le 30 octobre prochain 10% du capital de «Blue Solutions», son activité dans les véhicules électriques.

  1. Euronext (CAC 40)

Paris truqués : Karabatic contre-attaque - Le Monde

Nicola Karabatic sort de son audition au tribunal de Nanterre, le 10 juin.

"Mes avocats ont dmontr aux juges que c'tait tout fait faux. Que cette information tait faite pour manipuler l'opinion publique", a dplor la star du handball franais Nikola Karabatic. Le joueur, qui vient de signer Barcelone, a t entendu lundi 10 juin par les juges chargs de l'affaire de soupons de paris truqus du match Cesson-Montpellier du 12 mai 2012.

Pour sa troisime audition depuis octobre, dans le bureau des magistrats o il est rest moins d'une heure, le demi-centre a rpt que sa compagne Graldine Pillet tait bien avec lui lors de la consultation des cotes, contrairement ce que laisse penser un rapport de police ayant fuit dans la presse. Depuis le dbut de l'affaire, l'intresse assure que c'est elle qui a utilis le tlphone de son compagnon pour les paris. Toutefois un rapport de police fait tat d'une analyse technique indiquant que les deux tlphones ont dclench des bornes distinctes.

Nikola Karabatic, arriv 9 h 30 au tribunal accompagn d'un de ses avocats MeChantal Corbier, est redescendu lundi du cabinet des magistrats en tenant par la main Graldine Pillet, laquelle tait auditionne ensuite. "Nous avons dmontr l'absence totale de fiabilit des bornes tlphoniques en milieu urbain. Le mme tlphone au mme endroit peut dclencher jusqu' 22 cellules diffrentes", a fait valoir un de ses dfenseurs, MeJean-Robert Phung, ironisant sur le fait que ce soit sur ce genre d'assertion que "les enquteurs se permettent de dclarer que "les joueurs sont ficels"".

"RODOMONTADES" ET "FRAGILIT DU DOSSIER"

"Leurs rodomontades ne m'impressionnent pas. Nous irons au non-lieu ou la relaxe", a poursuivi Me Phung, pour qui il faudra un jour que la police "justifie" devant "le ministre de l'intrieur et la chancellerie tout l'argent dpens" pour une affaire relevant "du disciplinaire" et ne concernant "pas tous les joueurs". Pour Me Phung, "les juges sont authentiquement et honntement ennuys de la suite donner. Ils connaissent la fragilit de leur dossier. Mais on leur dit peut-tre derrire d'aller au bout car on est all trop loin", a-t-il affirm. Pour ce nouveau tour de piste judiciaire, Luka Karabatic, le frre de Nikola, a galement t entendu, pendant 45 minutes, lundi matin.

A lire : Contre Cesson, un pr-rapport accuse Montpellier

"Il n'y a rien de neuf. Il a rpt ce qu'il avait dj dit, savoir qu'il reconnat avoir pari et qu'il n'en est pas fier", a dit son avocat, Me Mickal Corbier. Les deux frres ont ensuite pris la route de Paris pour rejoindre l'quipe de France qui doit disputer un match en Lituanie. "Je suis content, je vais en quipe de France", a lanc Nikola Karabatic en quittant le tribunal.

"COUVERT"

Dans cette affaire, le gardien montpellirain Mickal Robin et son ex-compagne Sandra, placs fin mai en garde vue, sont attendus mercredi par les mmes juges Thomas Meindl et Marie-Christine Desplat Didier, avec une possible mise en examen au bout de compte. Pendant ces auditions, il sera question de SMS. Ceux envoys par l'ex-compagne la veille de la rencontre, voire le jour du match. Ils laisseraient apparatre que le joueur tait inform de la cote du score la mi-temps et de l'existence de paris. Le pr-rapport sur le comportement des joueurs pendant le match, une expertise trs conteste mettant en cause la prestation de Robin, sera aussi abord.

Dans ce dossier, treize personnes, souponnes d'avoir pari quelque 88 000 euros sur le score la mi-temps (12-15) du match, ont t mises en examen pour escroquerie ou complicit d'escroquerie, dont sept joueurs de Montpellier Agglomration Handball. Cinq d'entre eux ont depuis quitt le MAHB, parmi lesquels Nikola Karabatic, lequel a indiqu s'tre "couvert", sans plus de dtails, pour tout ce qui pourrait se passer sur le plan judiciaire avec le joueur.