samedi 1 décembre 2012

La Bourse de Paris clôture en baisse, toujours suspendue au ... - La Voix du Nord

Le TGV Lyon-Turin verra-t-il vraiment le jour ? - Le Point

Discutée depuis plus de 20 ans, la ligne TGV entre Lyon et Turin, censée favoriser le développement du fret ferroviaire de part et d'autre des Alpes, est de plus en plus vivement contestée par les écologistes, les agriculteurs locaux et même la Cour des comptes. Pour faire entendre leurs arguments, les opposants se réunissent vendredi et samedi à Lyon peu avant la tenue, dans cette même ville, d'un sommet France-Italie, le 3 décembre. Plusieurs centaines de personnes sont attendues, dont des élus d'EELV, notamment le député européen José Bové.

Le projet, aujourd'hui tant décrié, avait été lancé lors d'un sommet franco-italien en 1991. La ligne, prévue pour entrer en service à l'horizon 2025, doit diminuer de moitié le trajet Lyon-Turin, qui se fera en moins de 2 heures. Elle mettra Paris à un peu plus de 4 heures de Milan, contre 7 actuellement. L'objectif est notamment de construire une véritable "autoroute ferroviaire" afin de transférer l'équivalent d'un million de poids lourds par an de la route vers le rail. Trois millions de tonnes d'émissions de CO2 seraient alors évitées chaque année, selon les partisans du projet.

Pente trop raide

Aujourd'hui, seules 10 % des marchandises traversent les Alpes entre la France et l'Italie par le rail, contre 60 % en Suisse et 30 % en Autriche. Cette situation est imputable à la ligne actuelle, qui "n'est pas du tout performante", estime Louis Besson, ancien ministre (PS) et président de la commission intergouvernementale du Lyon-Turin.

Commencée au XIXe siècle, avant l'annexion de la Savoie par la France (1860), la ligne passe par le tunnel du Mont-Cenis (Savoie) à 1 300 mètres d'altitude. Du fait de sa pente trop raide, "dès que le convoi est un peu lourd, il faut utiliser trois locomotives : deux pour le tracter et une pour le pousser", explique M. Besson. D'où la nécessité de creuser un nouveau tunnel de 57 km, bien moins haut (à 500 m d'altitude) et donc plus facile d'accès. L'infrastructure est vivement soutenue par les industriels de la région. Les écologistes, qui y étaient favorables dans un premier temps, s'y opposent dorénavant fermement. Réunis fin octobre à Chambéry, des membres des partis écologistes français, suisses et italiens ont ainsi condamné "inconditionnellement tous les projets de nouveaux percements" dans les Alpes. Ils estiment que le tunnel du Mont-Cenis permet déjà d'assurer un report du fret routier vers le rail et qu'un nouveau tunnel n'est pas justifié tant que le trafic ferroviaire n'augmente pas. La ligne actuelle ne voit en effet transiter que 4 millions de tonnes de fret par an pour une capacité de 15 millions.

"Projet surdimensionné"

"Commençons par saturer l'infrastructure existante", enjoint Pierre Mériaux, conseiller régional EELV, qui qualifie le TGV Lyon-Turin de "projet totalement surdimensionné". "Si ce tunnel n'est pas utilisé, c'est qu'il n'est absolument pas performant", rétorque Louis Besson. "Les installations obsolètes sont désertées", ajoute-t-il. Elles aussi opposées au projet, les organisations agricoles craignent pour leur part de voir disparaître 680 hectares de terres avec la construction de la nouvelle ligne. Elles plaident pour un renforcement de la liaison maritime Espagne-Italie "qui aurait l'avantage d'éliminer 2 000 camions par jour dans les Alpes", selon la FDSEA de Savoie.

Les opposants ont récemment reçu le soutien de la Cour des comptes, qui a vertement critiqué cette liaison ferroviaire dans un référé rendu public début novembre. Elle y pointe le "pilotage insuffisant" du projet, son financement "non défini", son coût "en forte augmentation" (de 12 milliards d'euros en 2002 à 26,1 milliards aujourd'hui) et sa "faible rentabilité socioéconomique". La Cour a demandé au gouvernement de "ne pas fermer trop rapidement l'alternative consistant à améliorer la ligne existante". Cette charge en règle a provoqué une levée de boucliers des parlementaires concernés par le projet qui ont lancé un appel aux dirigeants français et italiens, leur demandant des "avancées concrètes" lors du sommet du 3 décembre.

Marseille : l'autopsie de l'avocate égorgée prévue dans la matinée - Le Parisien

Une avocate a été retrouvée morte, ce vendredi après-midi, la gorge tranchée, à son cabinet, situé dans une grande artère commerçante de Marseille (Bouches-du-Rhône). Me Raymonde Talbot, a été découverte par son associé à leur cabinet de la rue Saint-Ferréol, dans le centre-ville. La porte du cabinet, situé au 3e étage d'un immeuble, était fermée à clef. La victime était derrière son bureau.

Les circonstances exactes du décès n'étaient pas connues dans l'immédiat, mais la thèse de l'homicide était privilégiée, aucune arme n'ayant été retrouvée sur place. «On avait un doute sur les causes du décès, maintenant le doute est levé : il s'agit manifestement d'un acte criminel», a précisé vendredi soir le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, face à la presse, rassemblée devant l'immeuble où a eu lieu le drame. «Selon les premiers constatations du médecin légiste, on retrouve un grand nombre de coups de couteau, en tout les cas d'objets tranchants, qui ont blessé mortellement la victime», a-t-il ajouté, détaillant des blessures «sur le côté gauche, dans le dos, à la clavicule et une plaie très profonde à la gorge».

La victime, Me Raymonde Talbot, a été découverte prostrée par son associé à leur cabinet de la rue Saint-Ferréol, à quelques mètres du Vieux-Port. La porte du cabinet, situé au 3e étage d'un immeuble, était fermée : "Est-ce qu'elle était fermée à clef ou juste claquée ?", s'est-on interrogé de source proche du dossier. Son associé et leur secrétaire ont été entendus en fin d'après-midi, et une de voisinage a été diligentée, a-t-on précisé de même source.

La brigade criminelle de la police judiciaire a été saisie de l'enquête. En fin d'après-midi, elle a procédé à l'examen des bandes vidéos des cinq caméras de surveillance présentes dans cette rue, très passante, où les badauds commençaient déjà leurs achats de Noël.


«Un acte odieux qui ébranle toute une profession mais aussi toute une ville»

Mariée et mère de famille, Me Talbot était originaire de Corse, avec des racines familiales à l'Ile-Rousse (Haute-Corse), selon un de ses amis.

«On ne connaît pas encore les circonstances exactes du décès mais toute la profession se sent concernée», a réagi un confrère du quartier, décrivant la victime, âgée d'une cinquantaine d'années et spécialisée dans le droit civil selon lui, comme «sympathique et enjouée».

«Nous ne pouvons qu'être révulsés par un acte odieux qui ébranle toute une profession mais aussi toute une ville», a commenté Caroline Pozmentier, adjointe au maire de Marseille en charge de la sécurité et avocate de profession.

«Qu'un confrère puisse être tué dans son cabinet est désarmant, choquant, profondément marquant pour nous tous», a déclaré Me Gavaudan. Le bâtonnier a rendu hommage à sa consoeur, «une femme qui pacifiait, un aimé de ses confrères».

L'autopsie de la victime est prévue ce samedi matin.

Il s'agit du troisième homicide en une semaine dans la cité phocéenne. Vendredi dernier, un homme de 28 ans avait été tué d'un tir de de chasse par un commando de trois hommes masqués, dans le 13e arrondissement de la ville, lors d'un règlement de comptes. Lundi, c'est un chauffeur de car de 47 ans qui avait été tué par balles dans un bar par un homme au visage dissimulé qui lui a volé sa sacoche.

Depuis 2007, «245 homicides ont été commis à Marseille, dont 75 règlements de comptes», a précisé mardi à l'Assemblée le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.

Marseille : Vincent Labrune porte plainte contre un des fils Tapie - Le Monde

Vincent Labrune, au stade Vlodrome,  Marseille.

L'Olympique de Marseille a annonc jeudi 29 novembre avoir engag des poursuites pour injures l'encontre de Stphane Tapie, aprs que celui-ci a vivement critiqu le prsident de l'OM, Vincent Labrune, lors d'une mission de radio aprs la dfaite du club face Lyon mercredi (4-1). Au cours de l'mission "La 3e mi-temps" sur France Bleu Provence, le fils de Bernard Tapie a violemment mis en cause Vincent Labrune aprs la diffusion d'une image de Canal+ le montrant en train de rire dans une loge du stade Vlodrome, tandis que son quipe tait en train de perdre.

DONN LE NUMRO DE PORTABLE

Stphane Tapie a ensuite donn le numro de portable de Vincent Labrune l'antenne, ce qui aurait valu l'intress de recevoir de nombreux messages de supporteurs en colre. M. Labrune et l'OM considrent les propos tenus par le fils de Bernard Tapie comme "profondment inadmissibles et extrmement choquants", et le club a demand ses avocats de saisir la justice, selon un communiqu diffus sur son site Internet. "En raison de la gravit objective des faits commis par Stphane Tapie, l'OM et Vincent Labrune ont donn instruction d'obtenir condamnation des chefs d'injures publiques et d'incitation la haine", indique le communiqu.

A propos de l'image de Canal+ o on le voit en train de rire alors que le score affich l'cran est de 4-1 pour Lyon,M. Labrune a dclar lequipe.fr qu'il parlait alors avec l'agent de l'attaquant marseillais Loc Rmy, qui venait de rduire le score, son seul motif de satisfaction au cours du match. "Il va de soi qu'il est extrmement choquant de laisser penser une seconde que Vincent Labrune puisse accueillir la dfaite de son quipe avec le sourire", conclut le communiqu de l'OM.

"UN PLAN MALENCONTREUX"

Canal+ a de son ct assur l'AFP par la voix de son directeur des sports, Cyril Linette, que M. Labrune tait "videmment mortifi, comme tout prsident qui prend quatre buts domicile." "C'est un plan malencontreux, et on le regrette, parce que a cre une polmique et que ce n'tait pas notre intention, a-t-il poursuivi. Au moment o on choisit l'image, Labrune a un rictus de quelques secondes parce qu'on vient de lui glisser quelque chose l'oreille. C'est une petite maladresse inhrente au direct. Le ralisateur l'aurait pris dix secondes avant ou dix secondes aprs, il aurait eu la tte qu'il avait pendant tout le match."

Toulouse va savoir si le rêve de "Hollywood-sur-Garonne" peut ... - Le Nouvel Observateur

TOULOUSE (AFP) - Toulouse saura bientôt si le rêve d'un petit entrepreneur local de créer avec un grand nom du cinéma américain les plus vastes studios de France au pays d'Airbus est réalisable ou s'il n'est que la fantasmagorie dénoncée par ses détracteurs.

L'architecte Bruno Granja a confirmé à l'AFP avoir fait déposer son dossier de candidature vendredi avant 16H00. C'est la date de clôture de l'appel d'offres lancé par l'Etat qui, en quête d'argent frais, met en vente 25 des 300 hectares d'une l'ancienne base aérienne militaire, désaffectée depuis 2010, à Francazal, au sud-ouest de Toulouse.

Il a un concurrent, ont dit les services de l'Etat. Mais on ignore son nom.

M. Granja, lui, ne fait pas mystère de son rêve depuis des mois: fonder à Francazal les plus grands studios de France avec le concours de l'américain Raleigh, qui se revendique premier exploitant de studios de cinéma indépendants aux Etats-Unis et qui prépare là-bas le tournage des suites 2 et 3 d'"Avatar".

Les studios créeraient 5.000 emplois directs, dit-il.

M. Granja, natif de Cugnaux, une des communes sur laquelle s'étend la base, a imaginé cet Hollywood-sur-Garonne en voyant ces terrains, ces hangars, ces pistes où pourraient se poser les avions des acteurs et la proximité des décors naturels de la Méditerranée, des Pyrénées ou de Carcassonne.

Il a fait le tour des majors et fini par persuader Raleigh, dont le vice-président, Mark Rosenthal, se dit "absolument convaincu du potentiel de cette opération", dans La Dépêche du Midi.

L'intérêt de Raleigh a fait sensation en juin 2011. L'information a été reçue à l'époque avec circonspection ou incrédulité. Aujourd'hui, les collectivités se disent prudemment attentives, sauf Cugnaux où Philippe Guérin, en tant que maire, "ne peut pas passer à côté de ça".

L'Etat, lui, ne pouvait pas ne pas prendre l'affaire au sérieux et a réservé les 25 hectares à une finalité "économique et culturelle".

Chez les professionnels en revanche, Thierry de Segonzac, président de la Fédération des industries du cinéma (Ficam), a parlé de projet "saugrenu".

Les détracteurs invoquent la sous-occupation des plateaux de tournage français auxquels sont encore venus s'ajouter en septembre ceux de la "Cité du cinéma" ouverte par Luc Besson en Seine-Saint-Denis. D'autres s'interrogent sur le tour de table constitué par Bruno Granja et redoutent que Raleigh ne fasse un petit tour et s'en aille.

Aucun risque, répond Bruno Granja, par protocole "notre partenariat est établi sur du long terme, ils ne sont pas là pour partir du jour au lendemain".

Il garde secrets le financement et les détails de l'opération, tout comme la nature de l'engagement de Raleigh. Il se contente d'évoquer un investissement initial d'environ 80 millions d'euros pour la construction des bâtiments. Icade, filiale de la Caisse des dépôts, est partenaire immobilier.

Quant à la viabilité, "si aujourd'hui on remet une offre à l'Etat, c'est que le dossier tient la route", dit-il.

Les professionnels trouveront sur place neuf studios couverts allant jusqu'à 3.500 mètres carrés, un plateau extérieur de deux hectares et tous les services dont ils ont besoin pour le cinéma ou la télévision, assure-t-il. Le vice-président de Raleigh souligne que c'est grâce à la production télévisuelle que Francazal devrait se développer.

A l'instigation de Raleigh, Francazal serait aussi un lieu "d'entertainment", avec des restaurants, un hôtel haut de gamme, un musée, des visites et des commerces.

On pourrait commencer à tourner à Francazal en 2016, dit M. Granja. Mais, à présent, les Américains attendent une "réponse rapide".

L'Etat commencera par dire le 4 décembre si les dossiers répondent au cahier des charges. Ceux, ou celui, qui n'auront pas été rejeté seront instruit pendant environ deux mois. Après en avoir probablement référé au ministère de la Culture, l'administration pourrait trancher fin février.

Le concurrent de M. Granja cache, lui, son jeu. La situation exceptionnelle des terrains près de la quatrième ville de France était susceptible de susciter des convoitises. Annoncée comme prétendante, une start-up parisienne, Futura 21, spécialisée dans l'ingénierie des centres de loisirs et des pistes de ski couvertes, dit aujourd'hui regretter un "dérapage de communication", et garde le silence sur ses desseins.

Paris élude la nationalisation de Florange, Mittal investira - Le Point

par Julien Ponthus et Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français a annoncé vendredi soir un accord avec ArcelorMittal sur l'avenir de Florange, évitant ainsi d'avoir à exécuter sa menace de nationalisation du site sidérurgique mosellan.

Le Premier ministre a annoncé que le géant de l'acier acceptait d'investir 180 millions d'euros sur cinq ans dans la partie transformation de l'acier de Florange, mais les hauts-fourneaux du site ne seront pas rallumés.

"Il n'y aura pas de plan social à Florange", a-t-il souligné, même si des réductions de postes seront mises en oeuvre à travers des départs anticipés à la retraite.

Jean-Marc Ayrault a expliqué que le gouvernement n'avait pas retenu l'hypothèse d'une "nationalisation transitoire" du site, "au vu des engagements qu'il a obtenus d'ArcelorMittal".

Brandie initialement par le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, cette menace de nationalisation a été confirmée par la suite par le gouvernement.

Le Premier ministre a toutefois reconnu que cette solution n'était pas efficace "face à un problème de débouchés pour une entreprise ou face à un problème de compétitivité", comme c'est le cas pour les hauts-fourneaux de Florange.

"PAS DE REPRENEUR CRÉDIBLE"

Surtout, une source à Matignon a indiqué que l'industriel prêt à investir 400 millions d'euros pour reprendre le site de Florange qu'avait évoqué Arnaud Montebourg mercredi devant l'Assemblée nationale n'était pas crédible.

"Il n'y avait pas de repreneur crédible et ferme", a dit cette source proche des négociations, mettant directement en doute le sérieux de la menace de nationalisation temporaire d'Arnaud Montebourg.

L'Elysée a fait savoir que l'Etat resterait vigilant sur l'application de l'accord, conclu à l'issue d'un bras de fer de plusieurs jours avec le groupe dirigé par Lakshmi Mittal.

"Les moyens de pression ne disparaissent pas avec l'annonce d'aujourd'hui. S'il (Mittal) se comportait comme un homme qui ne respecte pas sa parole, il y a des moyens de pression", a-t-on déclaré dans l'entourage du chef de l'Etat.

LE REVOLVER SUR LA TABLE

"On garde le revolver sur la table", a résumé un conseiller.

En officialisant le 1er octobre l'arrêt des hauts-fourneaux de Florange, avec à la clé 639 suppressions d'emplois, ArcelorMittal, avait laissé deux mois au gouvernement pour trouver un investisseur pour la "phase à chaud" du site.

Faute de repreneur pour cette seule activité jugée non rentable dans le contexte actuel de forte baisse du marché de l'acier, le gouvernement voulait obtenir de Mittal la cession de l'intégralité du site, dont la stratégique "phase à froid" afin d'appâter un éventuel repreneur.

L'accord présenté vendredi ne prévoit pas de redémarrage des hauts-fourneaux de Florange, les derniers de la région Lorraine, mais seulement leur maintien dans un état qui permette de lancer à terme le projet Ulcos, une technologie qui permet une production d'acier plus écologique grâce à un captage du CO2 rejeté.

Ce projet doit néanmoins recevoir l'aval de la Commission européenne et il n'y a donc pas de garantie à ce stade que Florange accueille ce projet industriel.

Jean-Marc Ayrault a précisé que l'Etat, qui avait déjà réservé 150 millions d'euros pour le projet, était prêt à investir davantage.

L'annonce de vendredi arrive au terme d'une semaine tumultueuse autour d'un sauvetage symbolique de l'engagement du gouvernement à sauver l'industrie française.

Matignon s'est chargée de la négociations mais "les grandes lignes ont été fixées à l'Elysée", a-t-on précisé dans l'entourage du président de la République.

Même s'il anticipe une certaine déception des syndicats, l'exécutif français veut croire que l'engagement initial du gouvernement a été tenu.

EN ATTENDANT ULCOS

"Cela ne sera jamais assez mais par rapport à la promesse de campagne qui est de dire qu'il n'y aura pas de licenciement, on maintient l'emploi sur Florange, l'activité sidérurgique sur le froid, on se donne les moyens de développer le chaud et on le prouve parce qu'en plus on fait payer 180 millions, c'est quatre arguments lourds", a-t-on ajouté à l'Elysée.

En Lorraine, les premières réactions étaient néanmoins partagées.

"On nous donne le projet Ulcos, ce qui permet de faire couler l'acier lorrain et de pérenniser le site pour quinze ou vingt ans", a réagi Walter Broccoli, responsable Force ouvrière à Florange, syndicat minoritaire chez ArcelorMittal

Jean-Marc Vécrin, délégué CFDT et responsable du syndicat ArcelorMittal Atlantique et Lorraine, s'est dit "très mitigé".

"Le point positif, c'est qu'il n'y a pas de plan social et que les hauts-fourneaux restent debout. Par contre, nous sommes très sceptiques sur les engagements qui doivent être pris par M. Mittal. Ses promesses, on les connaît", a-t-il dit à Reuters.

"A partir de maintenant, c'est un autre combat qui s'engage, il faudra chaque jour vérifier que ces engagements sont tenus."

Avec Yann Le Guernigou, Marc Joanny et Gilbert Reilhac, édité par Marc Angrand

L1 - Le leader Lyon face au tenant, déplacements difficiles pour ... - Le Point

Lyon, qui a pris la tête du championnat en battant Marseille mercredi en match en retard, recevra samedi le champion en titre, Montpellier, alors que le Paris SG et Marseille auront des déplacements risqués à Nice et à Brest à l'occasion de la 15e journée.

Saint-Etienne a fait match nul vendredi soir sur le terrain d'Ajaccio 0-0.

Lyon (1) - Montpellier (12): Le champion en titre se déplace chez des Lyonnais qui commencent à s'affirmer comme des candidats crédibles à leur succession. Le Paris SG devait faire cavalier seul, mais au tiers du championnat, ce sont bien les Gones qui tiennent les commandes. Emmenés par un Gomis triple buteur et un milieu de terrain Gonalons-Malbranque-Grenier de première classe, les joueurs de Rémi Garde ont corrigé Marseille mercredi en match en retard au Vélodrome (4-1) et sont montés sur la première marche. En face, Montpellier a lui aussi réussi son match de milieu de semaine avec une qualification pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue face à Nice (3-2).

Evian/Thonon (17) - Nancy (20): Il y a déjà huit points d'écart entre la lanterne rouge lorraine et les Haut-Savoyards, premiers non-relégables. Nancy a pris deux points lors des deux dernières journées (3-3 à Troyes et 1-1 contre Ajaccio), ce qui est une progression par rapport à son épouvantable début de saison mais reste très insuffisant. Et il ne sera pas simple d'aller s'imposer à Annecy face à Evian-Thonon, qui vient de son côté de prendre sept points en trois matches.

Bordeaux (5) - Sochaux (18): Après trois victoires consécutives, les Girondins ont subi un coup d'arrêt la semaine dernière avec une défaite 1-0 à Montpellier. Ils tenteront de se relancer face à Sochaux, également battu lors de la précédente journée (1-0 contre Nice) après une encourageante série de deux victoires et un nul.

Lille (9) - Bastia (14): Rebelote. Les deux équipes se sont affrontées ce mercredi en Coupe de la Ligue et se retrouvent dès samedi en Ligue 1. Très nets vainqueurs en Corse (3-0), les Nordistes seront bien sûr largement favoris au Grand Stade. Ils se méfieront tout de même des joueurs de Frédéric Hantz, qui ont remporté leur dernier match de championnat, la semaine dernière contre Lorient (2-1).

Nice (10) - Paris SG (2): La situation du PSG n'est pas très facile à lire, entre élimination cette semaine en Coupe de la Ligue, qualification pour les 8e de finale de la Ligue des champions et résultats fluctuants en championnat (une victoire, un nul et deux défaites lors des quatre derniers matches). Mais la club parisien peut au moins s'appuyer sur la solidité de sa défense, qui n'a pas été prise en défaut lors des trois dernières rencontres, toutes compétitions confondues. Charge ensuite à Ibrahimovic et à ceux qui l'accompagneront en attaque de faire la différence, ce qu'ils n'ont pas réussi en 120 minutes mardi à Saint-Etienne (élimination aux tirs au but en Coupe de la Ligue). En face, le Nice de Claude Puel a trouvé la bonne carburation malgré l'élimination en Coupe de la Ligue mercredi et a pris 10 points en quatre matches.

Valenciennes (6) - Reims (15): La belle mécanique valenciennoise est un peu grippée et les joueurs de Daniel Sanchez n'ont grappillé qu'un point lors de leurs deux derniers matches. Ils restent néanmoins redoutables au stade du Hainaut (4e équipe à domicile) et seront favoris face à des Rémois qui ne gagnent pas à l'extérieur (deux nuls et quatre défaites) et qui n'en finissent pas de glisser depuis leur dernier succès, qui remonte au 6 octobre (3-1 contre Nice, 8e journée).

Brest (13) - Marseille (3): Marseille a passé une semaine pénible entre la claque donnée par Lyon mercredi en match en retard (4-1) et la polémique liée à l'attitude du président Vincent Labrune lors de ce match. Mais l'OM est toujours sur le podium et espère se relancer à Brest malgré l'absence de Fanni, suspendu. Les Bretons ne se laisseront pas faire: 13e seulement au classement, ils sont en revanche sur le podium du classement des meilleures équipes à domicile (3e) et sont invaincus à Francis-Le-Blé (cinq victoires et un nul).

Troyes (19) - Rennes (8): Comme Lille-Bastia, ce Troyes-Rennes est un match retour après la première manche disputée mercredi en Bretagne et en Coupe de la Ligue (2-1 pour Rennes). Pas facile d'avancer quand on est "nul dans les deux zones de vérité", selon les propres mots de l'entraîneur troyen Jean-Marc Furlan après le 4-0 encaissé samedi au Parc des Princes. Résultat: l'Estac est 19e et déjà décrochée à sept longueurs du 17e, Evian-Thonon. Le promu peut justement s'inspirer du club haut-savoyard, qui a battu Rennes lors de la précédente journée.

Lorient (11) - Toulouse (7): La victoire lorientaise face à Lille n'aurait-elle été qu'un feu de paille ? Les Merlus ont en tous cas replongé avec un revers à Bastia. Le scénario est inverse pour des Toulousains qui ont facilement battu Lyon (3-0) la semaine dernière alors qu'ils avaient perdu leurs trois derniers matches. Christian Gourcuff se méfiera certainement de Wissam Ben Yedder, incontrôlable face à l'OL, et qui avec neuf buts n'est devancé que par Ibrahimovic au classement des buteurs.

Le programme

Joué vendredi

Ajaccio - Saint-Etienne 0 - 0

Samedi:

(17h00) Lyon - Montpellier

(20h00) Evian/Thonon - Nancy

Bordeaux - Sochaux

Lille - Bastia

Nice - Paris SG

Valenciennes - Reims

Dimanche:

(14h00) Brest - Marseille

(17h00) Troyes - Rennes

(21h00) Lorient - Toulouse