samedi 9 mars 2013

Monopoly, Helvétie, Grand Paris : la petite semaine de l'économie - Le Monde

Chaque vendredi, une slection de nos meilleurs contenus et de nos liens prfrs pour terminer la semaine la tte pleine de chiffres, mais avec les ides claires.

Chaque vendredi, une slection de nos meilleurs contenus et de nos liens prfrs pour terminer la semaine la tte pleine de chiffres, mais avec les ides claires.

Lundi, on dcouvre de retour de week-end que lesSuisses ont vot en faveur d'une limitation de la rmunration des dirigeants de socits cotes (d'autres pays europens se sont penchs sur la question). Dans l'univers du luxe, on s'intresse la partie de Monopoly qui se joue sur le boulevard Haussmann. A l'heure des vacances d'hiver, on apprend que le march immobilier "de montagne" connat un dbut de crise.

Mardi, les deux principaux constructeurs automobiles franais montent au crneau pour dfendre le diesel, on fait le tour des situations o argent et famille ne font pas bon mnage, un scandale provoque la dmission du ministre des finances belge, l'mir du Qatar achte six les grecques et on vous raconte l'histoire du carnet Moleskine, qui pourrait entrer en Bourse.

Mercredi, les Bourses se maintiennent en hausse au lendemain d'un record historique New York et de la mort d'Hugo Chavez, on vous explique que la rvolution bolivarienne a privilgi le social au dtriment de l'conomie. Bruxelles frappe un grand coup et inflige une lourde amende Microsoft. En Chine, on constate une brusque envole des divorces pour chapper une taxe immobilire. Et on s'intresse au boom conomique de son voisin, la Mongolie.

Jeudi, un employ meurt de faon suspecte en marge de l'enqute sur la banque Monte Paschi di Siena, Renault va mettre en uvre un accord de comptitivit, les retraits devraient tre mis contribution pour sauver les retraites et le ministre du budget voque des conomies "un peu suprieures" au montant qui avait t annonc prcdemment, soit 4 milliards d'euros, en 2014.

Vendredi, on dcouvre que ces conomies seront en fait de 5 milliards ! On vous dcortique les lignes budgtaires colossales (et incertaines) du Grand Paris. Le repreneur gyptien de Ptroplus jette l'ponge. Enfin, "journe des droits des femmes" oblige, un sondage Capitalcom-Le Monde indique que ces messieurs seraient en faveur de la mixit au travail... en thorie.

Ailleurs sur la Toile, le Guardian nous montre dans une infographie o en sont les droits des femmes sur la plante, le New York Times nous raconte qu'en dsespoir de cause (ou d'emploi), les universits de droit amricaines ouvrent des entreprises pour caser leurs tudiants et, toujours aux Etats-Unis, le Washington Post nous confie six choses savoir sur la nouvelle responsable du budget, qui vient de Walmart.

L'ambition du Grand Paris, malgré la crise - Le Monde

L'on dplore trop souvent la dictature de l'urgence qui pse sur les responsables politiques pour ne pas saluer, quand ils se produisent, les desseins stratgiques et les dcisions ambitieuses.

C'est le cas du chantier du Grand Paris. Lanc ds 2007 par Nicolas Sarkozy, il est repris son compte, pour l'essentiel, par l'actuel gouvernement, au prix d'une coquetterie inutile consistant le rebaptiser "Nouveau Grand Paris". Le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, l'a annonc le 6 mars, au grand soulagement de ceux qui craignaient un enlisement du projet.

D'une prsidence l'autre, le diagnostic est le mme : Paris touffe dans des frontires inchanges depuis un sicle et demi. Faute d'une vision globale, la rgion-capitale ne parvient plus, depuis longtemps, traiter la bonne chelle des problmes aussi cruciaux que les transports (surchargs), le logement (insuffisant), la crise des banlieues (rcurrente) et la comptitivit d'une mtropole qui n'a plus les moyens de rivaliser avec les grandes capitales mondiales. L'enjeu est crucial pour une rgion qui concentre une dizaine de millions d'habitants et 30 % de la richesse nationale.

Lentement, laborieusement mais srement, la rponse ces dfis s'est prcise depuis cinq ans. D'une part, faire merger de puissants ples de comptitivit (sciences et technologie sur le plateau de Saclay, sant Villejuif, cinma Saint-Denis-Pleyel, aronautique Roissy-Gonesse, etc.). D'autre part, relier ces ples entre eux – et avec le centre de Paris – grce un nouveau rseau de transport francilien en rocade, soit au total 200 kilomtres de mtro supplmentaires et 72 gares dsenclavant bon nombre de banlieues. Enfin, profiter de cette dynamique pour doubler, ou davantage, le nombre de logements construits dans la rgion (70 000 par an au lieu de 30 000 aujourd'hui).

Projet de rseau de transport public du Grand Paris.

Ce projet d'amnagement trs ambitieux a donc t confirm. La mtropole parisienne n'en avait pas connu de semblable depuis un demi-sicle. Bravo !

Il n'en soulve pas moins de srieuses questions. La premire tient sa ralisation. Les retards l'allumage autant que le cot du Grand Paris ont conduit le premier ministre taler sur cinq annes supplmentaires l'achvement du nouveau super-mtro : 2030, au lieu de 2025. Mme si un calendrier prcis de construction, ligne par ligne, est dsormais fix, l'horizon est lointain, surtout par temps de crise.

La seconde porte sur le financement. Entre la modernisation de lignes existantes et la construction de nouvelles, le budget global a t rvalu prs de 32 milliards d'euros. C'est un effort colossal en priode de disette budgtaire. Pour y parvenir, le gouvernement a prsent un montage complexe, mettant contribution Etat, collectivits et entreprises. Reste le boucler effectivement, et sur le long terme.

Enfin, la question de la "gouvernance" de cet norme projet n'est qu'esquisse. Le principe d'une "Mtropole de Paris" a t pos. Mais il est loin d'tre mis en oeuvre : la rgion Ile-de-France rencle, les communes craignent de se voir dpossder de leurs prrogatives en matire de logement, et beaucoup craignent une de ces usines gaz dont notre organisation territoriale a le secret.

Reste, pour l'heure, l'essentiel : la dmonstration que la crise n'empche pas d'inventer l'avenir.

Lire : Grand Paris : 200 km de mtro, 72 gares d'ici 2030

Le Grand Paris, du baron Haussmann au supermétro francilien - Libération

Le «nouveau Grand Paris», lancé mercredi par Jean-Marc Ayrault, s'inscrit dans la lignée des vastes travaux d'infrastructures de l'agglomération parisienne. Du baron Haussmann au RER, retour sur trois étapes clés, avec l'éclairage de l'historien Michel Margairaz (1). Décrivant une histoire «par secousses», il revient sur ces «longues périodes où l'on accumule un retard considérable, et ces moments de décision avec une augmentation spectaculaire de l'infrastructure de transports».

Sous Haussmann, Paris s'agrandit

Avenue de l'Opéra, soleil, matinée d'hiverAvenue de l'Opéra, soleil, matinée d'hiver (Camille Pissarro).

Avec ses rues étroites, encombrées et parfois insalubres, le Paris du milieu du XIXe siècle n'est pas facile à vivre. L'empereur Napoléon III s'en inquiète au point de confier, en 1853, une mission ambitieuse au préfet de la Seine, Eugène Haussmann : transformer Paris selon les normes les plus avancées de l'urbanisme. Le chantier, immense, se prolongera jusqu'au début des années 1870. Haussmann multiplie les percées dans le bâti parisien pour tracer de longues et larges artères, ainsi que des grandes places. De nouveaux monuments surgissent, comme l'Opéra ou la gare de Lyon.

Moins spectaculaires, mais au moins aussi important, l'acheminement et l'évacuation de l'eau sont perfectionnés, et des espaces verts font leur apparition dans la ville. Le tout répond aux préoccupation hygiénistes de l'époque - peut-être aussi à un souci sécuritaire, une grande avenue étant plus simple à contrôler qu'une multitude de petites ruelles. Les critiques de Haussmann lui reprocheront aussi d'avoir, par ses travaux, chassé les classes populaires du centre vers la périphérie : un débat toujours actuel.

Le point de vue de Michel Margairaz : «Paris s'agrandit, notamment vers l'ouest. Après l'annexion de plusieurs communes environnantes en 1860, la surface de la capitale est quasiment doublée. C'est aussi à cette date que les vingt arrondissements sont arrêtés. A l'époque, l'idée est concurrencer Londres. La France est alors la deuxième puissance mondiale, derrière le Royaume-Uni.

Il y a aussi un souci de mobilité. C'est à cette fin qu'est créée en 1855 la compagnie générale des omnibus, une entreprise de voitures tirées par des chevaux. La ville de Paris lui octroie une concession, mais exige en retour un strict cahier des charges : nombre de stations minimal, tracés à respecter, etc... La compagnie générale des omnibus est en situation de monopole, en raison de l'expérience malheureuse menée quelques années auparavant : mises en concurrence, les compagnies avaient déserté les zones les moins denses pour se concentrer sur le centre de Paris, plus rentable.»

 

Le métro, discriminatoire pour la banlieue

 FRANCE, Paris : Photo prise en 1900 dans le métro parisien. Les travaux de construction du métro parisien ont débuté en 1898. La première ligne de métro a été inaugurée le 19 juillet 1900 entre Porte Maillot et Vincennnes. Photo prise en 1900 dans le métro parisien (AFP).

Le 19 juillet 1900, la station Porte Maillot accueille les premiers voyageurs de l'histoire du métro parisien. La capitale entre dans l'ère du train urbain, avec un peu de retard sur Londres et Budapest. Et non sans un long débat sur les mérites comparés des lignes aériennes (mais quid des belles perspectives parisiennes ?) et souterraines (qui font craindre pour la santé et la sécurité des voyageurs). Les lignes vont se multiplier tout au long du XXème siècle. Dernière en date, la 14, entièrement automatique, est inaugurée en 1988.

Prouesse technique, le métro a révolutionné la vie des parisiens, rendant possible de traverser la capitale en Il faut cependant attendre 1934 pour voir l'ouverture d'une première station en banlieue, à Boulogne-Billancourt. Jusqu'à aujourd'hui, le réseau reste centré sur Paris. Il faudra attendre 2020 environ pour l'ouverture de la première ligne banlieue-banlieue.

Le point de vue de Michel Margairaz : «Après les aménagements haussmanniens , le transport est cette fois-ci au coeur de la stratégie. Le métro vise à assurer une certaine mixité sociale, en permettant aux Parisiens de circuler facilement dans tous les arrondissements. Les Républicains, au pouvoir à l'époque, confient la réalisation du métro à une entreprise privée, la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris. Le cahier des charges est exigeant : il faut construire environ 300 stations en une dizaine d'années ; la tarification est unique, et abordable.

Le métro est très discriminatoire pour la banlieue. La ville de Paris freine d'ailleurs des quatre fers quand on lui demande d'étendre le réseau au-delà de ses murs. Il a fallu une très grande bataille au conseil général de la Seine pour que quelques communes, comme Ivry ou Boulogne, obtiennent des prolongements. A l'époque, c'est l'autobus qui est chargé de compléter le réseau et d'aller vers la banlieue.»

 

Le RER, vite surchargé

Photo prise en avril 1976 du chantier du RER du Forum des Halles, au coeur de Paris (AFP).

En pleine période des Trente Glorieuses, les pouvoirs publics décident enfin de s'attaquer aux liaisons banlieue-Paris, très largement délaissées jusqu'alors. La construction du Réseau express régional d'Île-de-France (RER) est officiellement lancée en 1965. Les travaux, pharaoniques, durent une dizaine d'années. Aujourd'hui, le RER compte cinq lignes, 257 arrêts et près de 600 km de voies.

Le point de vue de Michel Margairaz : «Le RER doit faciliter les déplacements périphérie-centre, effectués essentiellement pour des raisons professionnelles. Ces investissements sont financés par l'Etat, qui souhaite faire de Paris une métropole européenne de premier plan. A la même époque, le quartier de la Défense se développe. Le RER A doit y acheminer les salariés, qui habitent bien souvent à l'opposé, à l'est.

Ces travaux permettent un rattrapage du retard accumulé, mais les premiers phénomènes de surcharge apparaissent dès les années 80-90. Notamment parce que la mobilité devient de plus en plus importante : on ne se déplace plus seulement pour aller au travail, mais aussi pour les études, les loisirs etc. Il faut aussi noter qu'on a parfois réalisé des investissements à l'économie, comme sur le tronçon nord/sud.»

(1) Professeur d'histoire économique contemporaine à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne, il est spécialiste des mobilités en région parisienne aux XIX-XXes siècles.

un chantier colossal mais un financement encore incertain - Le Monde

Jean-Marc Ayrault, le lundi 4 mars  l'Elyse.

Le Grand Paris Express n'est pas encore sorti de terre, mais il cote dj trs cher. Jean-Marc Ayrault a rvalu le financement des nouvelles infrastructures de transport qui doivent irriguer l'Ile-de-France d'ici 2030 hauteur de 31,5 milliards d'euros. La construction des 200 kilomtres de lignes et des 72 nouvelles stations entranera 24,5 milliards d'euros de dpenses, alors que la modernisation des lignes actuelles, dj engage travers le plan de mobilisation, est value 7 milliards d'euros d'ici 2017 (6 milliards de dpenses effectives).

Des montants colossaux dans cette priode de rigueur budgtaire. Matignon a donc conu un plan de financement qui met contribution les entreprises, les collectivits locales et l'Etat. Un montage complexe qui droute mme les spcialistes du dossier. "Je n'ai pas tout saisi, il y a des aspects flous", explique Philippe Laurent, prsident (UMP) du Conseil suprieur de la fonction publique territoriale. Et pour cause, en mettant bout bout toutes les recettes, il manque au final 2,5 milliards d'euros dans les caisses. Un trou qui n'inquite pas Matignon : "2,5 milliards d'euros d'ici 2030, a se trouve."

Les spculations vont dj bon train. Jean-Marc Ayrault a mis les pieds dans le plat en voquant une possible augmentation du prix des amendes de stationnement qui pourraient passer de 17 euros 35 euros. Les autres pistes voques pour trouver ces 2,5 milliards d'euros sont la taxe de sjour, une taxe spciale de 1 euro sur les billets d'avion, et l'cotaxe sur les poids lourds.

TAXE SUR LES BUREAUX

Pour Yves Albarello, dput (UMP) de Seine-et-Marne, d'autres sources de revenus auraient pu tre envisages avec un trac diffrent : "C'est dommage que le mtro ne relie pas les deux aroports. C'est l-bas qu'on doit aller chercher les financements. Il y a un rservoir de croissance exceptionnel autour du Grand Roissy par exemple." Pour Annick Lepetit, dpute (PS) de Paris, malgr les incertitudes, le projet a le mrite de fixer un calendrier des dpenses : "a n'avait jamais t fait, dsormais on va pouvoir travailler avec cette base."

Pour s'assurer des recettes solides et lancer les travaux, l'Etat mise beaucoup sur les dotations de la Socit du Grand Paris (SGP), pierre angulaire du projet. La SGP doit dpenser, d'ici 2030, 24,5 milliards d'euros pour le Grand Paris Express et 2 milliards d'euros supplmentaires pour l'amlioration du rseau actuel, dont le reste est financ par la rgion (2,5 milliards d'euros), l'Etat (1 milliard) et les tiers (500 millions).

Le financement de cet tablissement public reposera principalement sur les entreprises, travers la taxe sur les bureaux. Un choix valid par tous les acteurs – mme le Medef d'Ile-de-France, qui s'inquitait de la cration de taxes. Pas de nouvel impt donc, mais une rpartition diffrente des recettes actuelles. L'argent rcolt tous les ans grce la taxe sur les bureaux ira entirement dans les caisses de la Socit du Grand Paris. C'est l la nouveaut du projet Ayrault, qui consolide les fonds de la SGP, aliments galement par la taxe spciale d'quipement (117 millions d'euros par an) et l'IFER (61 millions d'euros) verse par les entreprises de rseaux.

LA DROITE SATISFAITE

Les taxes affectes la SGP devraient ainsi s'lever 539 millions d'euros en 2015, contre 345 millions d'euros en 2013. Cet argent ne sera pas de trop. L'ensemble de ces recettes, calcules sur une priode minimale de trente-cinq ans, devrait rapporter 21,8 milliards d'euros la SGP. Pour complter le budget de l'tablissement, l'Etat versera 1 milliard d'euros et les collectivits 225 millions d'euros. Un milliard d'euros sera vers en cofinancement pour l'adaptation des gares aux interconnexions, ce qui porte le budget de la SGP 24 milliards d'euros. Reste donc le trou de 2,5 milliards d'euros par rapport aux 26,5 milliards d'euros de dpenses prvues.

Malgr cet cart, la droite est plutt satisfaite des annonces de Jean-Marc Ayrault. Les lus regrettent tout de mme que deux sujets soient passs la trappe : les cots d'exploitation et la question de l'emprunt. Sur cette dernire, l'hypothse retenue est celle d'une srie de prts, notamment auprs de la Caisse des dpts et consignations et de la Banque europenne d'investissement, remboursables sur trente-cinq ans partir de la mise en circulation des lignes. En priv, le scnario sur quarante ans, voire plus, tient davantage la corde. "On a mis soixante-dix ans payer le mtro en toile Paris", rappelle M. Albarello.

Gilles Carrez, prsident (UMP) de la commission des finances de l'Assemble nationale, aimerait mettre aussi sur la table la question des cots d'exploitation. Car, une fois les lignes construites, leur utilisation cote trs cher. Le Medef est ainsi favorable une hausse des titres de transport pour financer le Grand Paris Express: "On est arriv au bout du modle actuel, les partisans de la non-augmentation ne pourront pas toujours la dfendre ", estime Jrme Dubus, dlgu gnral du syndicat patronal en Ile-de-France. Matignon carte la question du prix du futur ticket de mtro. "C'est le dossier du Syndicat des transports d'Ile-de-France [STIF]", explique-t-on. Une manire de dire : "Chaque problme en son temps."

lundi 4 mars 2013

Foot - Ligue 1 - 27e j. : Marseille sauve les apparences - L'Equipe.fr

Login (Email) :

Mot de passe : Mot de passe oublié ?

Paris : bataille de femmes pour succéder à Delanoë - Les Échos

La bataille des municipales dans la capitale s'annonce très serrée et… très féminine. Favorite dans les sondages, la socialiste Anne Hidalgo, partie dès l'automne dernier, devra sans doute affronter l'UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, nouvelle venue sur la scène parisienne suite à la défection de Jean-Louis Borloo et de François Fillon. A moins que la ministre écologiste Cécile Duflot - qui «  n'exclut rien » - ne vienne troubler le jeu. Pour les deux principales formations, la grande affaire de ce printemps restera l'organisation - ou non - d'une primaire. A gauche, si le principe est acté, les candidats se font rares hormis le PRG Jean-Bernard Bros ; à droite, ils se bousculent - dernier déclaré, l'UMP Jean-François Legaret.

Municipales : cinq femmes en campagne pour Paris - BFMTV.COM

Anne Hidalgo, 53 ans, est première adjointe (PS) à la mairie de Paris depuis 2001. Elle est la première à s'être lancée dans la course. Dauphine de Bertrand Delanoë, tout l'enjeu pour elle sera de s'émanciper de son mentor. Elle se présente comme une élue de terrain qui a refusé de rentrer au gouvernement. Elle est aujourd'hui l'ultra favorite de la primaire à gauche.

Face à elle, l'UMP Nathalie Kosciusco-Morizet, 39 ans. Elue de Longjumeau dans l'Essonne, cette ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy est une écologiste de droite. Son handicap : son ambition. Paris ne pourrait être pour elle qu'un marche-pied avant la présidentielle de 2017. Elle pourrait affronter dans la primaire à droite une autre femme : Rachida Dati, maire du 7e arrondissement.