lundi 28 janvier 2013

Ils sont tous pour le mariage homo - Metro France

Plusieurs élus de gauche ont manifesté en soutien au projet du gouvernement pour le mariage homosexuel. Sur cette photo, la député du Front de gauche, Marie-George Buffet, le secrétaire national du Parti communiste français, Pierre Laurent, l'ancienne candidate écologiste à la présidentielle Eva Joly. Photo : AFP /THOMAS SAMSON

Paris : les voitures interdites de voie express rive gauche - TF1

C'est une des mesures phares du second mandat de Bertrand Delanoë, et des plus controversées : la voie rapide longeant la rive gauche de la Seine, à Paris, est définitivement fermée aux automobilistes sur 2,5 km depuis lundi. Le but : permettre l'aménagement d'un vaste espace dédié aux loisirs. Entre pont de l'Alma et pont Royal, les véhicules motorisées devront désormais emprunter les "quais hauts", avec à la clé un ralentissement du trafic, malgré la création d'une troisième voie de circulation quai Anatole France.

"A terme, une fois que tout sera à l'équilibre et que les automobilistes auront pris d'autres habitudes, le temps de parcours devrait être allongé d'environ six minutes pour traverser Paris d'est en ouest. Dans un premier temps, ce sera plus long", reconnaît la mairie. Jusqu'à 2.000 véhicules par heure empruntent actuellement ce tronçon.

Delanoë parle de "quelques semaines d'adaptation"

"Embouteillages dantesques, bruit et pollution auront tôt fait de gâcher le plaisir de quelques promeneurs et de nuire un peu plus à l'attractivité de la capitale", s'alarme dans un communiqué le groupe UMP au Conseil de Paris. "Aucun transport collectif alternatif efficace n'a été prévu", proteste Rachida Dati, concernée au premier chef en tant que maire UMP du 7e.

Maire adjoint en charge des Transports, Julien Bargeton (PS) ne croit pas au cauchemar annoncé par la droite. "On part sans inquiétudes particulières. Les études ont montré que c'est possible", déclare-t-il. L'élu souligne que, rive droite, la transformation sur 3km depuis septembre de la voie rapide en "boulevard urbain", entrecoupé de feux tricolores et de passages piéton, n'a pas eu d'effet sur les temps de parcours en heure de pointe, et les a allongés de trois minutes en heure creuse, contre six minutes attendues.

"Il y aura quelques semaines voire quelques mois d'adaptation, comme pour tous les changements que j'ai faits depuis 2001", philosophait mercredi sur Radio Classique le maire de Paris, Bertrand Delanoë (PS). La mairie assure que le trafic automobile a baissé de 25% dans la capitale entre 2001 et 2010. Congestion du trafic ou pas, c'est un ballet de pelleteuses qui animera désormais les berges de la Seine, pour créer un espace de 4,5 hectares consacré au sport, à la culture et à la nature. Le coût d'aménagement des berges sur les deux rives est estimé à 35 millions.

VIDEOS. Paris s'en sort bien contre Lille (1-0) - Le Parisien

Par le trou de la souris. Sans aucune envergure, dans la lignée de ses prestations en en 2013, le PSG reprend sa première place au classement de la sans convaincre. Il aura même fallu un but contre son camp d'un Lillois pour débloquer une partie que les Parisiens n'auront jamais vraiment su emballer.

Le mano a mano avec (et sûrement Marseille) se poursuit donc mais son issue demeure complètement incertaine.

On a bien compris que le champion de France se trouvait dans l'un de ces trois-là, mais on ne pariera pas notre paye du mois de mai pour imaginer l'heureux élu. Le banc parisien finira peut-être par faire la différence mais ce n'est même pas sûr, la Ligue des champions s'invitant bientôt dans le calendrier parisien sans savoir dans quelles proportions.

Il faut donc considérer que le mois de décembre était une exception dans la saison parisienne. Ces beaux matchs, ponctués de succès probants, face à Porto, Lyon, Valenciennes ou Brest, restent des parenthèses et, hier, le PSG s'en est remis au cours ordinaire des choses. C'est une attaque anémique, un jeu en souffrance, une engueulade spectaculaire entre Sirigu et Sakho (51e), un manque de sérénité général et de convictions. Le bilan pèse lourd à la 22e journée.

Des Parisiens solides en défense

Le talent des Parisiens ne suffit plus pour faire basculer un match. Après le 0-0 devant Ajaccio, le 1-0 sans relief à Bordeaux, cette nouvelle prestation offensive sans densité ni occasions franches laisse perplexe.

Ce n'est quand même pas l'intégration de Lucas qui a pu déstabiliser autant ce secteur. Même si le Brésilien est assez quelconque depuis ses débuts et qu'il a encore droit à beaucoup d'indulgence avant de se forger une opinion. Il y a donc autre chose et on ne voit pas bien quoi, si ce n'est la rareté des décalages, du mouvement et de l'intensité sauf dans les vingt premières minutes.

L'analyse pourrait même s'échapper dans des recoins plus sévères si le trio arbitral n'avait pas injustement privé Lille d'un but valable (tête de Rodelin, 34e). Cette erreur a changé le décor du match et dire que c'est en faveur du PSG rend sa prestation encore moins compréhensible. Salvatore Sirigu, décisif et sauvé par son poteau (De Melo, 82e), a battu le record d'invincibilité de Bernard Lama. Cette nouvelle marque statistique montre bien que c'est derrière que le PSG construit en ce moment ses succès. Avec toutes les stars alignées devant, on n'aurait pas forcément imaginé cela. Dans un peu plus de deux semaines, il y a la Ligue des champions et ce PSG-là ne dégage rien de bon pour l'instant.

VIDEO. «Ce n'était pas notre meilleur match»

VIDEO. But de Lille refusé : «Une faute d'arbitrage»

Paris s'en sort plutôt bien - Le Parisien

Par le trou de la souris. Sans aucune envergure, dans la lignée de ses prestations en en 2013, le PSG reprend sa première place au classement de la sans convaincre. Il aura même fallu un but contre son camp d'un Lillois pour débloquer une partie que les Parisiens n'auront jamais vraiment su emballer.

Le mano a mano avec (et sûrement Marseille) se poursuit donc, mais son issue demeure complètement incertaine. On a bien compris que le champion de France se trouvait dans l'un de ces trois-là, on ne pariera toutefois pas notre paye du mois de mai pour imaginer l'heureux élu. Le banc parisien finira peut-être par faire la différence mais ce n'est même pas sûr, la Ligue des champions s'invitant bientôt dans le calendrier parisien sans savoir dans quelles proportions.

Il faut donc considérer que le mois de décembre était une exception dans la saison parisienne. Ces beaux matchs, ponctués de succès probants, face à Porto, Lyon, Valenciennes ou Brest, restent des parenthèses et, hier, le PSG s'en est remis au cours ordinaire des choses. C'est une attaque anémique, un jeu en souffrance, une engueulade spectaculaire entre Sirigu et Sakho (51e), un manque de sérénité général et de convictions. Le bilan pèse lourd à la 22e journée.

Cette nouvelle prestation laisse perplexe

Le talent des Parisiens ne suffit plus pour faire basculer un match. Après le 0-0 devant Ajaccio, le 1-0 sans relief à Bordeaux, cette nouvelle prestation offensive sans densité ni occasions franches laisse perplexe. Face à tout cela, Carlo Ancelotti est venu avec quelques munitions en conférence de presse : « Sur les dix derniers matchs (NDLR : toutes compétitions confondues), nous en avons gagné neuf et fait un match nul, précise l'entraîneur. J'espère rééditer cela lors des dix prochaines rencontres. Lille est la meilleure équipe venue jouer au Parc cette saison. On a gagné contre Bordeaux et Lille sans bien jouer, mais on ne peut pas toujours bien jouer. » Un « pas toujours » qui est devenu la règle au PSG.

Il ne faudrait pas qu'Ancelotti en vienne à dire bientôt : «On ne pouvait pas espérer gagner tous nos matchs en jouant aussi mal. » C'est bien là la question: jusqu'à quand Paris pourra-t-il tenir sur les sommets avec aussi peu de souffle ? Paradoxe total, c'est Rudi Garcia qui s'affichera après coup avec le sourire : « On a été supérieurs au PSG dans tous les domaines.»

Salvatore Sirigu, décisif et sauvé par son poteau, a battu le record d'invincibilité de Bernard Lama. Cette nouvelle marque statistique montre bien que c'est derrière que le PSG construit en ce moment ses succès. Avec toutes les stars alignées devant, on n'aurait pas forcément vu ça comme ça.

PSG 1
Lille 0
Mi-temps :
0-0.
Spectateurs : 42 029.
Arbitre : M. Fautrel.
But. PSG : Chedjou (68e, c.s.c.).
Avertissements. PSG : Thiago Motta (17e), Verratti (87e); Lille : Martin (40e), Pedretti (66e).
PSG : Sirigu - Jallet (cap.), Armand, Sakho, Maxwell - Lucas (Chantôme, 76e), Thiago Motta (Verratti, 57e), Matuidi, Lavezzi - Ménez (Pastore, 65e), Ibrahimovic. Entr. : Ancelotti.
Lille : Elana - Sidibe, Basa, Chedjou (cap.), Digne - Payet, Balmont (Bruno, 82e), Gueye, Martin (Pedretti, 57e) - Rodelin, Roux (De Melo, 67e). Entr. : Garcia.

LE but
68e.
But contre son camp de Chedjou. Sur un centre de Lavezzi, Elana laisse échapper le ballon qui rebondit sur la poitrine du capitaine lillois.

Le fait du match
82e.
Excentré, Payet décale De Melo. Le Brésilien ouvre son pied et croise sa frappe mais le ballon termine sa course contre le poteau parisien.

VIDEO. «Ce n'était pas notre meilleur match»

VIDEO. But de Lille refusé : «Une faute d'arbitrage»

Ligue 1: la chance sourit à Paris, qui reprend la tête - Le Nouvel Observateur

PARIS (AFP) - Décision arbitrale favorable, gardien sauvé par son poteau et but contre son camp de Lille: la chance a souri au Paris SG, qui profite de ce court succès (1-0) dimanche en clôture de la 22e journée de Ligue 1 pour reprendre la tête à Lyon, grâce à sa différence de buts.

Le grand perdant de la journée est Marseille, tenu en échec (2-2) samedi à Rennes à la suite d'une erreur de main de Mandanda en fin de match (89) et qui se retrouve à trois points du PSG et de l'OL.

Trois jours après une performance séduisante en Coupe de France contre Toulouse (3-1), Paris n'a pas confirmé dans le jeu contre le Losc, malgré une bonne première demi-heure.

Mais il a assuré l'essentiel, en remportant un succès qui lui permet de recoller en nombre de points à Lyon, vainqueur vendredi à Valenciennes (2-0), et même de dépasser l'OL à la faveur d'une meilleure différence de buts (+26 contre +19).

Le PSG possède en effet la meilleure attaque (38 buts) et la meilleure défense de L1 (12 buts), mais son escouade offensive a été bien transparente, à l'image de son meilleur buteur Zlatan Ibrahimovic (19 buts), tout juste auteur d'une frappe écrasée sur le poteau en première période.

Mais Paris a bénéficié d'un coup du sort pour ouvrir le score. Elana a mal capté un centre de Lavezzi, le ballon a rebondi sur Chedjou avant de filer dans le but lillois (68).

Record pour Sirigu

La défense, elle, a tenu bon, à l'image du gardien Salvatore Sirigu, qui a étendu à 776 minutes sa série d'invincibilité en L1, battant le record parisien de son prédécesseur Bernard Lama (697 minutes).

L'international italien a été bien aidé par l'arbitrage, avec un hors-jeu a priori inexistant de Roux signalé sur le but lillois refusé à Rodelin, puis son poteau sur une frappe de De Melo en fin de match.

Plus tôt dans la journée, Bordeaux est remonté à la 5e place en allant s'imposer (1-0) sur la pelouse de Nice.

Les Girondins, battus à domicile par le PSG (0-1) dimanche dernier, ont bien rebondi sur la pelouse du stade du Ray. Ils l'ont emporté grâce au 6e but en L1 cette saison de Saivet, bien décalé par Plasil (58), et reviennent à un point du 4e, Rennes.

Après l'élimination en Coupe de France aux tirs au but contre Nancy mercredi, c'est un nouveau coup dur pour l'OGCN, l'équipe en forme du début d'année (trois victoires toutes compétitions confondues), qui recule à la 6e place.

En début d'après-midi, Saint-Etienne s'était rapproché des places européennes en battant sèchement Bastia (3-0) à Geoffroy-Guichard.

Les derniers se rebiffent

Les Verts, invaincus en 2013 (six matches sans défaite toutes compétitions confondues), grimpent à la 7e place à deux points de Rennes.

Ils se sont imposés grâce à des buts de Brandao (9e), Aubameyang (79e), qui n'avait plus marqué depuis le 10 novembre, et Guilavogui (85e).

Cette 22e journée a aussi été marquée par la rébellion des deux derniers.

Troyes (19e) et Nancy (20e) se sont redonné un peu d'espoir en battant respectivement Brest (2-1) et Lorient (2-1), samedi.

Il était temps pour les Lorrains, qui n'avaient plus gagné depuis la... première journée le 11 août!

Les Aubois, eux, enregistrent leur troisième victoire en L1 de la saison.

Les deux équipes profitent du match nul entre Evian/Thonon et Ajaccio (1-1) et de la défaite de Sochaux à Montpellier (2-0), qui met ainsi fin à une série de trois défaites de rang toutes compétitions confondues, pour revenir au classement. Nancy ne compte plus que six points de retard sur Evian/Thonon, 17e et premier non relégable, et Troyes cinq.

Résultats de la 22e journée:

Vendredi:Valenciennes - Lyon 0 - 2

Samedi:Rennes - Marseille 2 - 2Reims - Toulouse 1 - 1Nancy - Lorient 2 - 1Montpellier - Sochaux 2 - 0Evian/Thonon - Ajaccio 1 - 1Troyes - Brest 2 - 1

Dimanche:Saint-Etienne - Bastia 3 - 0Nice - Bordeaux 0 - 1Paris SG - Lille 1 - 0

NDLR : Ajaccio a été pénalisé de 2 points (plus 1 avec sursis) en raison des incidents survenus à la fin du match contre Lyon, le 13 mai dernier

Ligue 1: Marseille perd du terrain sur Lyon, les derniers se rebiffent - Le Parisien

Publié le 26.01.2013, 18h56

Marseille, une nouvelle fois trahi par sa défense, a cédé le nul à Rennes (2-2) samedi et cédé du terrain à , vainqueur la veille à Valenciennes (2-0), lors d'une 22e journée de marquée par les victoires des deux derniers, Troyes et Nancy.
Pour ces deux équipes il s'agit d'un petit événement, puisque leurs succès sur Brest (2-1) et Lorient (2-1) ne sont respectivement que leurs troisième et deuxième de la saison!
L'OM, qui a mené deux fois au score à Rennes, compte désormais trois longueurs de retard sur le leader lyonnais, qui pourrait être rejoint en de la Ligue 1 par le Paris SG, s'il s'impose dimanche soir à domicile contre Lille.
Le mois de janvier est compliqué en L1 pour les Marseillais, qui s'étaient inclinés à Sochaux (3-1) avant de gagner sur le fil contre Montpellier grâce à un but dans le temps additionnel de Gignac (3-2).
Trois matches, sept buts encaissés: il ne faut pas aller chercher beaucoup plus loin la cause du ralentissement de l'OM, qui avait atteint la trêve à égalité de points avec l'OL et le PSG dans le trio de tête, une place inespérée en début de saison au vu de la rigueur financière annoncée.
Samedi soir, André (37e) et Jordan Ayew (83e), auteurs de six des sept derniers buts marseillais en championnat, ont placé à deux reprises l'OM en tête et l'entraîneur Elie Baup a dû encore remercier le sélectionneur du Ghana, Kwesi Appiah, de ne pas les avoir emmenés à la CAN-2013.
Mais la défense marseillaise a encore lâché deux fois, d'abord sur coup de pied arrêté, son péché mignon (une tête de Theophile-Catherine sur corner, 59e). La seconde, Mandanda a commis une erreur de main sur un centre de Sané, qui a permis à Alessandrini de marquer de la tête dans le but vide (89e).
Pour Rennes, ce point permet de se hisser à une précaire 4e place, en attendant le match de Nice à domicile contre Bordeaux, dimanche.
Les hommes de Frédéric Antonetti ont notamment profité du faux pas de Lorient chez la lanterne rouge Nancy, qui n'avait plus gagné depuis la... première journée le 4 août! Le club lorrain peut remercier son homme du mois de janvier, Paul Alo'o Efoulou, auteur de son premier but en L1, après en avoir inscrit trois en Coupe de France, dont deux mercredi lors de la qualification aux tirs au but à Nice (2-2, 2-4).
Pour Troyes (19e), le dernier succès remontait moins loin, au 15 décembre.
Les deux équipes restent aux deux dernières places, mais profitent du match nul entre Evian/Thonon et Ajaccio (1-1) et de la défaite de Sochaux à Montpellier (2-0) pour revenir un peu au classement.
Nancy ne compte plus que six points de retard sur Evian/Thonon, 17e et premier non relégable, et Troyes cinq.
Reims, 18e et premier relégable, n'a en revanche guère profité de ce ralentissement des équipes le précédant, puisqu'il a concédé le nul à domicile contre Toulouse (1-1).
Dimanche, Saint-Etienne ouvre le bal contre Bastia avec l'objectif de se rapprocher des places européennes, avant le duel d'autres prétendants à l'Europe entre Nice et Bordeaux puis le match du PSG contre un Losc moribond (11e).
Résultats de la 22e journée de la Ligue 1 de football:
Vendredi:
Valenciennes - Lyon 0 - 2
Samedi:
Rennes - Marseille 2 - 2
Reims - Toulouse 1 - 1
Nancy - Lorient 2 - 1
Montpellier - Sochaux 2 - 0
Evian/Thonon - Ajaccio 1 - 1
Troyes - Brest 2 - 1
Dimanche:
(14h00) Saint-Etienne - Bastia
(17h00) Nice - Bordeaux
(21h00) Paris SG - Lille
NDLR : Ajaccio a été pénalisé de 2 points (plus 1 avec sursis) en raison des incidents survenus à la fin du match contre Lyon, le 13 mai dernier.

Mobile 4G : Orange donne le coup d'envoi à Paris - Le Figaro

Orange, accusé par son concurrent SFR d'être en retard sur la nouvelle génération mobile - la «4G» qui permet des téléchargements ultra-rapides -, se rebiffe. Alors que SFR a déjà ouvert la 4G au grand public à Lyon et Montpellier, et qu'il s'apprête à ouvrir mardi tout le quartier d'affaires de La Défense, Orange tente de lui couper l'herbe sous le pied, en annonçant ce lundi le démarrage de la 4G en plein Paris.

La filiale de France Telecom, qui se targue d'avoir la plus grande couverture 4G en France, affirme être ainsi le premier opérateur à déployer la 4G sur la zone de Paris Opéra. Une première étape avant la couverture de l'ensemble de la capitale d'ici la fin 2013.

Orange a déjà ouvert son réseau 4G en juin 2012 à Marseille puis Lyon, Nantes et Lille en novembre 2012 pour les entreprises. Il a promis d'ouvrir 10 nouvelles villes à partir du 4 avril: Bordeaux, La Rochelle, Chartres, Orléans, Dunkerque, Nancy, Metz, Clermont-Ferrand, Grenoble et Annecy.

Mais, jusqu'à présent la 4G d'Orange n'est accessible que sur des tablettes et des clés, alors que celle de SFR est d'ores et déjà disponible sur une gamme de «smartphones» des fabricants Samsung et HTC. C'est ce qui a fait dire à SFR qu'Orange était en retard. Une critique très mal vécue par Orange, qui a attaqué son concurrent pour dénigrement.

La bataille est féroce entre les opérateurs car tous voient la 4G comme un tremplin pour faire remonter les prix et regagner de la valeur. Tous espèrent que la 4G leur permettra de rebondir après la guerre des prix meurtrière qui a sévi en 2012, sur la génération mobile actuelle 3G, avec l'arrivée de Free Mobile. Et il y a une vraie prime au premier arrivé.

Mais, cette fois, Orange annonce aussi des smartphones compatibles 4G. Dès le 7 février, il proposera une gamme de cinq smartphones: le Samsung Galaxy S III 4G, le Samsung Galaxy Note II 4G, le Nokia Lumia 920, le HTC One SV, et courant mars le Sony Xperia Z. «Ces terminaux, disponibles avec les nouveaux forfaits Origami, Open ou Let's go compatibles 4G/H+, permettront aux clients de s'équiper dès maintenant et de se préparer pour profiter de la 4G en avril prochain», affirme Orange.

Véritable révolution technologique

Pour lancer la 4G, les opérateurs ont lourdement investi dans leurs réseaux et implanté de nouvelles antennes. Les consommateurs, pour en profiter, doivent s'équiper d'un nouveau téléphone et d'un nouveau forfait. L'expérience utilisateur est bluffante et équivaut à passer de la télévision noir et blanc à la télévision couleur. La 4G est en effet une véritable révolution technologique, qui permet aux utilisateurs de se connecter sur leur mobile, encore plus vite que sur leur ordinateur à la maison. Les débits sont 5 fois supérieurs en réception et près de 10 fois supérieurs en émission par rapport à la 3G +. Là où le consommateur met 40 minutes en 3G pour télécharger un album MP3, il mettra 10 secondes en 4G.

La 4G va ainsi permettre de démocratiser sur le mobile et les tablettes les jeux en ligne, la vidéo, la télé, le cinéma, et toute une foule de nouveaux services. La 4G succède à la 3G, apparue en 2004, qui a permis de se connecter à Internet et de lire ses mails sur son mobile. Elle-même succédait à la 2G, apparue il y a vingt ans, dédiée à la voix et plus tard aux SMS.

Pour Paris, qui est à la traine sur le déploiement de la «4G» en raison des atermoiements politiques sur la charte de téléphonie mobile de la Ville, c'est un retour dans la course face aux autres grandes métropoles françaises et aux capitales européennes.

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