Un pays merveilleux, mais pas toujours féerique. Vendredi dernier, Jérôme, un employé au service horticulture du parc Disneyland Paris (Marne-la-vallée) a tenté de s'immoler après avoir reçu une convocation de ses employeurs à un entretien, rapporte Le Parisien. La direction lui reprochait de ne pas avoir respecté certaines consignes de sécurité et le convoquait pour un rappel à l'ordre. "Habilité à manipuler des liquides phytosanitaires dans le cadre de son travail, il en aurait donné à un collègue qui, lui, n'est pas autorisé à utiliser ces produits chimiques", relate le quotidien.
"Il a vidé un baril d'essence au-dessus de sa tête et s'est saisi d'un briquet pour mettre le feu Mais un collègue s'est jeté sur lui au dernier moment, l'empêchant de commettre l'irréparable", résume Patrick Maldidier, délégué syndical Unsa, organisme dont Jérôme est adhérent. Une enquête interne a été lancée après l'organisation mardi, d'une réunion extraordinaire du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). "Nous avons exercé notre droit d'alerte et déclenché une enquête interne pour comprendre les raisons de ce geste", ajoute Laurent Durazer, représentant Unsa. Mais le syndicat pourrait ne pas vouloir en rester là et envisage de porter plainte contre EuroDisney pour "harcèlement".
Disneyland Paris déjà condamné pour harcèlement moral et sexuel
De son côté, la direction de Disneyland Paris s'est dite "attristée par le geste du salarié". Elle a également indiqué au Parisien que l'employé a été "pris en charge par les premiers secours basés sur le site" et a assuré suivre "de près la situation du salarié pour s'assurer qu'il va bien, ainsi que celle de son entourage et de ses collègues". Contactée par metronews, la direction assure qu'aucune menace de licenciement ne pesait sur Jérôme et confirme que l'employé était convoqué à un "rappel à l'ordre". "Une enquête a été ouverte par les autorités, nous ne commenterons rien. Nous prenons des nouvelles de l'employé mais nous tenons à préserver son intimité", précise la direction.
Deux équipes en «rouge et noir» mais laquelle a porté la première ces couleurs ?/DDM archives.
Depuis le retour de Toulon dans le Top 14 en 2007, chaque rencontre face à Toulouse est une opposition entre maillots «rouge et noir». Mais d'où remontent les origines de ces couleurs ?
Nombreux sont ceux qui croient à la légende très répandue remontant à 1923, lorsque le Stade Toulousain s'était déplacé sur la pelouse du RC Toulon. À l'occasion de cette fameuse rencontre et pour une raison inexpliquée, les maillots des joueurs toulonnais auraient mystérieusement disparu. Dans un élan de gentillesse, mais surtout désireux de disputer cette rencontre, les visiteurs auraient prêté leurs célèbres maillots «rouge et noir» à l'adversaire varois pour le bon déroulement de cette opposition. Mais selon Jean-Maurice Gat, président du groupe l'amicale des supporters, la réalité est toute autre. «Cette histoire de maillot «rouge et noir» pour le RC Toulon remonte à sa date de création. C'était en 1908. Le Stade Toulousain avait parrainé ce club dès son commencement. Et en guise de remerciement ou plutôt d'hommage, les Toulonnais ont gardé les couleurs propres à leurs aînés toulousains.» De son côté Jean Fabre, ancien président du Stade Toulousain entre 1980 et 1990, penche également pour l'histoire du parrainage : «Si on respecte la logique, on devrait s'imposer samedi après-midi puisque ce sont nos filleuls», déclare-t-il tout sourire.
Une histoire plus ancienne à Toulouse
«Le rugby est arrivé en 1892 à Toulouse avec l'équipe de lycéen de Fermat, poursuit-il. À ce moment-là c'était un groupement et non une association, qui jouait déjà en «rouge et noir». C'est une couleur traditionnelle, propre à la ville de Toulouse qui fait référence aux Capitouls (les anciens conseillers municipaux).» Il ne s'agissait pas encore du Stade Toulousain tel qu'on le connaît puisque la date de fondation du club remonte à 1907, et provient d'une fusion entre les anciens lycéens de Fermat et les étudiants de l'École Vétérinaire. Depuis cette création officielle les couleurs de départ sont restées inchangées, devenant même une marque de fabrique pour l'équipe toulousaine, mais aussi pour le rugby français en général.
«Pour se différencier de Toulouse malgré les couleurs identiques, le RC Toulon a décidé d'arborer sur son écusson le muguet en hommage à Félix Mayol et son symbole fétiche», conclut Jean Fabre.
Animations
De nombreuses animations sont prévues autour du match, samedi à 14h55 à Ernest-Wallon. Le cirque sur l'eau Medrano proposera des démonstrations et les équilibristes Duo Lobos feront leur numéro sur la pelouse. La banda des Amuse-Gueules mettra de l'ambiance dans les tribunes et le groupe de supporters du Huit déploiera un tifo surprise géant.
MARSEILLE - Lui parle de maladresse. Mais les adversaires de Patrick Mennucci dénoncent une déclaration raciste. Cinq jours après sa victoire à la primaire socialiste, le député socialiste des Bouches-du-Rhône était de retour ce vendredi matin au siège de Marseille Provence Métropole pour un conseil communautaire, comme il s'en déroule régulièrement.
Mais cette réunion, présidée par Eugène Caselli (désormais soutien du candidat socialiste à la mairie), a été très rapidement suspendue en raison d'un dérapage de Patrick Mennucci, relaté par La Provence. Tout est parti d'une déclaration de Bruno Gilles (sénateur UMP maire des 4e et 5e arrondissement): "Je vais plutôt crier Samia, Samia", a lancé l'élu d'opposition en réponse à une boutade de son adversaire. Cette phrase n'a pas du tout plus au Socialiste qui a rétorqué la phrase suivante: "Ça sera bien la première fois que tu seras gentil avec une arabe."
La bronca n'a pas tardé dans la salle du conseil où le groupe UMP a critiqué ses propos, obligeant le président de séance à mettre fin à la réunion. En colère, Samia Ghali a quitté l'hémicycle alors que Patrick Mennucci a tenté de se justifier. "C'est une phrase inappropriée parce qu'elle qualifie la personne de Samia Ghali selon son origine", a-t-il déclaré, mettant ses mots sur le compte de la fatigue. Sur son compte Twitter, il a apporté une autre justification.
Pour moi le mot Arabe n'est pas péjoratif,je l'utilise régulièrement pour expliquer la diversité de la communauté des marseillais.
Trop tard, le mal est fait et déjà la droite estime que "jamais un tel personnage ne pourra être maire de Marseille". Le sénateur Bruno Gilles a même demandé la démission de Patrick Mennucci et appelé une prise de parole des dirigeants socialistes. Quant au maire UMP sortant, Jean-Claude Gaudin, il n'a lui non plus pas tardé à réagir, espérant tirer profit de cette déclaration.
Il est infiniment choquant de voir le candidat PS tenir des propos racistes dans une assemblée d'élus.
Quelques heures après l'échange entre élus marseillais, la ministre Marie-Arlette Carlotti, éliminée au premier tour de la primaire socialiste de Marseille, a évoqué des débats "vifs et passionnés", déplorant le fait que "l'outrance et la caricature" y "décrédibilisent la parole politique". "J'appelle donc les élus et les futurs candidats à des gestes et des discours d'apaisement et de responsabilité. Le débat légitime de la campagne municipale a une limite : le souci de réconciliation des Marseillais", écrit-elle dans un communiqué cité par Le Lab.
La création en dix ans, par les Etats-Unis, d'un système d'espionnage électronique sans précédent à travers le monde a généré des tensions avec des pays pourtant considérés comme des alliés historiques comme la France. L'examen, par Le Monde, de documents inédits de l'Agence de sécurité nationale (NSA) américaine, chargée de cette guerre de l'ombre dans l'univers du numérique et des communications, atteste des tensions et de la méfiance qui existent entre Paris et Washington.
C'est une note interne de la NSA de quatre pages dévoilée par Edward Snowden, l'ex-consultant de cette agence, et frappée du plus haut degré de confidentialité « top secret ». Adressée à la direction de l'agence par le service chargé des relations extérieures, elle fixe les grandes lignes de la visite, le 12 avril, de deux hauts responsables français. L'objet du déplacement : l'attaque informatique qui a visé, en mai 2012, la présidence de la République française. La note mentionne que Bernard Barbier, directeur technique de la DGSE (services secrets extérieurs français) et Patrick Pailloux, directeur de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'informations (Anssi) viennent demander des comptes à leurs homologues américains qu'ils suspectent d'être derrière ce piratage.
Ces quatre pages mêlent des considérations d'organisation au résultat d'une enquête sur le bien-fondé des griefs des Français. On y apprend qu'aucun des services capables de conduire ce type d'offensive électronique au sein du renseignement américain (NSA ou CIA) ou parmi ses proches amis du deuxième cercle (Britanniques ou Canadiens), ne serait responsable de cette opération hostile à l'Elysée. Au terme de son tour d'horizon, où chaque mot est pesé, le rédacteur précise qu'au cours des recherches, la NSA a « volontairement évité de demander au Mossad ou à l'ISNU [la direction technique des services israéliens] s'ils étaient impliqués » dans cette opération d'espionnage contre la tête du pouvoir français.
Cette affaire remonte à mai 2012, entre les deux tours de l'élection présidentielle. Les équipes de Nicolas Sarkozy sont encore présentes à l'Elysée. Comme le quotidien régional Le Télégramme l'a révélé, des systèmes de sécurité vont détecter la présence de bretelles de dérivation permettant de capter les informations de la présidence et des mécanismes de piratages des ordinateurs des principaux collaborateurs du chef de l'Etat. « L'attaque ne relevait pas de l'acte de sabotage destiné à être rendu public, mais de la volonté de s'installer à demeure sans se fairevoir au cur de la présidence », explique un expert intervenu sur l'incident.
En novembre 2012, L'Express publie un article désignant les Américains comme les commanditaires de l'attaque. La tension monte alors entre les deux capitales. Au mois de janvier, lors d'un passage, à Paris, le général Keith Alexander, le patron de la NSA, doit répondre à la DGSE et à l'Anssi qui s'interroge sur la responsabilité de son agence. La direction des relations extérieures de la NSA précise dans la note préparatoire à la visite du 12 avril qu'à « aucun moment la DGSE ou l'Anssi ne l'avaient informée de leur intention de questionner le général Alexander sur ce sujet ».
Pour tenter ou faire mine de prouver sa bonne foi, la NSA prévoit alors d'envoyer, en mars, en France deux analystes du NTOC (le centre de crise de la NSA) pour aider les Français à identifier l'agresseur. La veille de leur départ, la France annule leur déplacement et durcit le ton en exigeant que MM. Barbier et Pailloux soient reçus à la NSA le 12 avril. Le document interne de la NSA relève qu'à aucun moment les Français n'ont transmis les éléments dont ils pouvaient disposer sur l'éventuelle responsabilité américaine. « Sans doute pour examiner la réaction de la NSA lorsqu'ils soumettront leurs éléments », émet la note comme hypothèse.
C'est au chapitre « pièges potentiels » et « autre information » du document qu'apparaît le détail des recherches de la NSA sur cette affaire. L'auteur de la note livre à ses supérieurs l'état de la connaissance de l'agence pour faire face aux accusations françaises. On peut lire ainsi que le service TAO (Tailored Access Operations), qui gère et conduit les cyber-attaques de la NSA à travers le monde a confirmé qu'il ne s'agissait pas de l'une de ses opérations. Le document précise que « TAO a demandé à la plupart des plus proches partenaires de la NSA au sein du premier et deuxième cercles'ils étaient impliqués, tous ont démenti leur implication ». Le premier cercle comprend les seize agences de renseignement américain, le deuxième ajoute le Royaume Uni, le Canada, l'Australie et la Nouvelle Zélande et le troisième intègre des pays comme la France ou l'Allemagne.
Pour compléter l'information des chefs de la NSA, la note prend la peine d'ajouter que le Mossad et l'ISNU, également en mesure de mener ce type d'attaque, n'ont, « volontairement », pas été questionnés sur cette affaire. Pour justifier cette retenue, le rédacteur avance, de manière laconique, que « la France n'est pas une cible commune à Israël et aux Etats-Unis ». La NSA ne dit pas que le Mossad a mené l'attaque mais semble, néanmoins, considérer comme nécessaire le besoin de mentionner l'existence d'un doute raisonnable à l'encontre de l'Etat juif.
La grande proximité entre Washington et Tel-Aviv sur le terrain du renseignement n'exclut pas une part de méfiance. Dans un document, daté de 2008, publié par le Guardian, un haut responsable de la NSA évoque l'agressivité des services israéliens à l'égard des Etats-Unis : « D'un côté, les Israéliens sont d'excellents partenaires en termes de partage de renseignements, mais d'un autre côté, ils nous visent pour connaître nos positions sur le Proche-Orient. (...?) C'est le troisième service secret le plus agressif au monde contre les Etats-Unis. » Le document ne précise pas qui sont les deux autres.
Quant aux relations entre les services secrets français et israéliens, elles sont étroites et régulières sur le Proche-Orient, notamment sur la Syrie ces derniers temps. Mais la confiance est parfois entamée par une activité assez intense du renseignement israélien sur le sol français. Le monde arabe et africain y transite, et selon un membre de la DCRI, le contre-espionnage français, son service s'est même plaint auprès du Mossad après avoir constaté qu'il avait utilisé un hôtel parisien comme l'une des bases de l'opération ayant conduit à l'assassinat, en janvier 2010, à Dubaï, de l'un des responsables militaires du Hamas, le mouvement islamiste palestinien.
Interrogé par Le Monde sur les éléments contenus dans la note de la NSA, le bureau du premier ministre israélien a affirmé qu'« Israël est un pays ami, allié et partenaire de la France et ne gère aucune activité hostile qui pourrait porter atteinte à sa sécurité ». Egalement contactées, la DGSE et l'Anssi se sont refusées à tout commentaire, sans pour autant démentir le déplacement du 12 avril à la NSA. A l'Elysée, le coordonnateur national au renseignement, Alain Zabulon, n'a pas souhaité répondre à nos questions. Les autorités américaines ont indiqué que les activités de ses services de renseignement étaient « menées conformément à la loi ».
Le Parlement européen s'était montré plus hardi, mercredi, en demandé la suspension des accords Swift qui permettent la transmission de données bancaires des européens aux Etats unis dans le cadre de leur lutte anti-terroriste. Le conseil n'a pas suivi cette requête, même si Angela Merkel n'a pas complètement fermé la porte. De même les négociations sur l'accord de libre-échange transatlantique n'ont pas été touchés par ce nouvel épisode d'espionnite américain. François Hollande et Angela Merkel n'ont même pas évoqué le sujet lors de leur réunion bilatérale tenue avant le sommet, alors que Martin Schulz, le président du Parlement européen, s'est pourtant dit partisan d'une «?pause?» dans les négociations. « Le problème quand on quitte les négociations est de savoir comment y revenir. Par contre nous demandons au groupe de travail mis en place entre la Commission européenne et les Etats-Unis de travailler d'avantage sur la protection des données », a expliqué la chancelière allemande. On se souvient qu'en juillet, après les premières révélations d'Edward Snowden sur les écoutes par la NSA des bureaux de l'Union à l'étranger, l'Allemagne et le Royaume uni s'étaient opposés à la proposition française de suspendre les discussions. Jeudi, le britannique David Cameron s'est gardé de tout commentaire sur cette affaire. Le « Merkelgate » aurait pu pousser les Vingt-huit à accélérer le calendrier de la réforme sur la protection des données, mais le texte continuait de susciter les réserves du Royaume Uni qui redoute une surcharge administrative pour ses entreprises. Si bien que les Vingt-huit restent très prudents quant à son adoption, d'ici la fin de l'année 2014 au mieux.
Les enquêteurs de la brigade criminelle s'étaient intéressés à ces trois hommes et à cette femme, les dernières personnes à avoir été en contact avec la victime - une ancienne journaliste pigiste de 33 ans - peu avant son décès. Il s'agissait de marginaux que la victime aurait fréquentés entre le début de l'année et le 19 août 2013, date de sa disparition. Peu après les interpellations, les policiers s'étaient montrés très prudents quant à leur issue.
L'enquête s'est concentrée sur son environnement. Elle était originaire du sud de la France et vivait à Paris depuis quelques années. Un mois après sa disparition, le domicile de la victime, Caroline C., avait été cambriolé. Un cambriolage jugé étrange par les policiers car seuls quelques objets avaient disparu de l'appartement. L'affaire semble d'autant plus complexe que la journaliste faisait elle même l'objet d'une plainte pour menace de mort. Une procédure avait été ouverte au parquet de Nanterre pour «menaces de mort réitérées».
VIDEO. Paris : un tronc humain découvert en état de décomposition
JUSTICE - La cour d'assises de Paris n'a pas retenu la légitime défense invoquée par l'accusé...
Un jeune homme de 25 ans a été condamné jeudi soir à cinq ans de prison dont un avec sursis pour avoir tué d'un coup de couteau un lycéen de 17 ans lors d'une rixe en 2009 aux abords de la gare de Lyon à Paris.
La cour d'assises de Paris n'a donc par retenu la légitime défense invoquée par l'accusé, renvoyé pour meurtre et tentatives sur les deux autres jeunes qui avaient été blessés, mais a requalifié les faits en écartant l'intention homicide.
L'accusé, qui comparaissait libre sous contrôle judiciaire après avoir passé un an en détention provisoire, devait retourner en prison dans la nuit. Il est resté figé à l'énoncé du verdict de la cour, qui l'a déclaré coupable de coups mortels et violences volontaires avec arme. L'avocate générale Maryvonne Caillibotte, qui avait requis cette requalification, avait demandé une peine de 10 ans de réclusion criminelle.«Je ne peux pas démontrer que la mort était le but poursuivi» par l'accusé, a dit la magistrate. «Il n'est pas question qu'on considère que c'est une mort qui est due au hasard», a-t-elle ajouté.
Rencontre fortuite
Le jeune qui a perdu la vie, Mahmadou, avait été atteint d'un coup de couteau en plein cur le 14 avril 2009 au petit matin, aux abords de la gare de Lyon à Paris, à l'issue d'une rixe déclenchée par une broutille: des moqueries après la chute d'un des copains de l'accusé, originaire d'Athis-Mons (Essonne) devant un groupe de plusieurs dizaines de jeunes gens originaires d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Leur rencontre était fortuite, tous attendaient un bus de nuit pour rentrer chez eux.,
L'avocate générale s'est dite «frappée de voir combien la description» faite par la mère de la victime et celle de l'accusé est «la même», chacun est décrit comme «un garçon bien». La «tragédie» de ce dossier s'est jouée entre ceux qui étaient les moins bagarreurs.
L'accusé armé et fluet, la victime à mains nues mais à la carrure imposante: tout en prenant compte du rapport de force déséquilibré, la magistrate a conclu que le geste de l'accusé, qui est resté regard baissé et mâchoires serrées pendant le réquisitoire, était «disproportionné» par rapport à la situation.
«J'ai pas réfléchi»
Le jeune homme prénommé Kamel, a affirmé avoir fait de grands gestes circulaires pour se dégager, alors qu'il était terrifié et acculé. Si la victime est décrite comme ayant essayé de s'interposer et de calmer les choses, l'accusé ne l'avait pas perçu ainsi. Pour lui, il le retenait par le bras et ses propos étaient menaçants.
«C'est un tabassage en règle», qu'ont subi Kamel et ses copains, a plaidé son avocat, Me Frank Natali, «il va réussir à s'enfuir le visage en sang», le nez cassé, mais «va être rattrapé et essaie de se défendre».
Dès le début du procès, a fait valoir l'avocat, «ses premiers mots n'ont pas été pour sa défense», mais pour exprimer sa «détresse, sa douleur, sa peine pour ce jeune homme» et sa famille. Prenant la parole une dernière fois avant que la cour ne se retire pour délibérer, l'accusé, a déclaré qu'il n'avait «pas voulu sortir cette arme» ni «l'utiliser», mais «simplement (se) dégager de là». «J'ai pris le risque, j'ai pas réfléchi à ce moment là», a-t-il ajouté, avant d'exprimer une nouvelle fois ses regrets.