La Bourse de Paris poursuivait sur sa lancée de la veille mardi à la mi-journée (+0,75%), après une ouverture à l'équilibre, dans un marché davantage confiant dans la zone euro mais qui surveille toujours les discussions budgétaires aux Etats-Unis.
A 11H58 (10H58 GMT), l'indice CAC 40 prenait 26,78 points à 3.593,37 points, dans un volume d'échanges de 550 millions d'euros. La veille, il avait gagné 0,26% et atteint un plus haut depuis août 2011 en séance.
Le marché parisien, qui a déjà repris autour de 7% depuis mi-novembre, continuait à aller de l'avant, dans une journée privée d'indicateurs majeurs si ce n'est la hausse du nombre de chômeurs en Espagne à 4,91 millions en novembre.
"Le marché reste dans une tendance positive, même s'il a du mal à dépasser les 3.600 points, son plus haut annuel. Les investisseurs sont un peu rassurés sur la zone euro, comme le montre la détente des taux d'emprunt des pays fragiles", observe Alexandre Baradez, analyste chez Saxo Banque.
Pour l'analyste, les marchés sont plutôt optimistes dans l'opération de rachat de dette lancée lundi par la Grèce et qui ouvre la voie au versement d'une aide financière bloquée depuis des mois. Les premiers résultats seront dévoilés le 13 décembre lors d'un Eurogroupe à Bruxelles.
Réunis de manière inhabituellement brève lundi soir, les ministres des Finances de la zone euro ont fait le point sur cette opération, le chef de file de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, se disant confiant dans son succès.
Mardi, les ministres des 27 prennent le relais pour tenter d'avancer sur la mise en place d'un superviseur unique des banques de la zone euro, confiée à la Banque centrale européenne.
Les investisseurs surveillent par ailleurs les discussions budgétaires aux Etats-Unis. "Il est clair que s'il y a des mauvaises nouvelles sur le sujet, le marché aura un peu plus de mal à court terme", selon M. Baradez.
Les républicains du Congrès américain ont rendu publique lundi leur première contre-proposition de réduction du déficit, rejetée peu après par la Maison Blanche, à moins d'un mois de l'échéance à haut risque du "mur budgétaire".
Les incertitudes "restent importantes, mais, surtout, elles sont de plus en plus perçues comme un facteur négatif sur la croissance", souligne le courtier Aurel BGC.
Parmi les valeurs, EADS (+3,12% à 27,27 euros) était une nouvelle fois recherché. La recomposition de l'actionnariat du groupe, considérée comme imminente lundi par le président français François Hollande, devrait être divulguée mardi après la clôture de la Bourse, selon Latribune.fr.
En revanche, EDF reculait (-2,52% à 13,94 euros). Le groupe a annoncé avoir relevé de 2 milliards d'euros son estimation du coût de la construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche), portée à 8,5 milliards d'euros inflation comprise.
Les valeurs défensives, moins soumises à la conjoncture, étaient en hausse, comme France Télécom (+0,64% à 8,17 euros) et Essilor (+0,63% à 75,60 euros).
Quelques poids lourds de la cote tirait le marché vers le haut. Sanofi prenait 0,77% à 69,63 euros et Total 0,74% à 38,86 euros.
Plusieurs valeurs industrielles étaient à la traîne, à l'instar de PSA Peugeot Citroën (-1,04% à 4,58 euros), Renault (-1,01% à 37,56 euros), Alcatel-Lucent (-0,46% à 0,86 euro) et Saint-Gobain (-0,44% à 30,55 euros).
Neopost (-4,94% à 38,52 euros) chutait après avoir annoncé que son chiffre d'affaires annuel se situerait dans la fourchette basse de ses prévisions. Les analystes de Société Générale ont par ailleurs abaissé leur recommandation sur la valeur.
Pierre et Vacances progressait (+2,50% à 14,36 euros) quant à lui grâce à une note favorable de Société Générale.
Enfin, Oeneo prenait 2,37% à 2,16 euros après avoir dégagé au premier semestre de son exercice décalé 2012-2013 un bénéfice net en hausse de plus de 20%.
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