mercredi 12 décembre 2012

Paris étale sa puissance - Le Parisien

Ce n'était pas qu'une embellie. Les nets progrès affichés la semaine dernière face à Porto (2-1) et Evian (4-0) ont trouvé leur prolongement hier dans le Nord. Une terre qui, décidément, réussit bien au PSG. Après Lille (2-1) en septembre, est venu y cueillir une victoire large autant que nécessaire sur le terrain de feu le Barça du Nord.

Entre le dernier revers à Nice (1-2) et la démonstration à Valenciennes (4-0), dix jours auront suffi pour écarter le spectre d'une qui menaçait de durer. « Le mérite en revient aux joueurs. Ce sont eux qui ont changé de mentalité et qui ont pris leurs responsabilités. Désormais, il y a de l'altruisme et de la qualité », a décrypté Carlo Ancelotti, qui n'a pas tiré la couverture à lui après ce troisième succès de rang.

Certes, dans un stade du Hainaut glacé, n'a pas retrouvé la fluidité de jeu affichée face à Evian. Mais sans faire preuve d'une imagination débordante, Thiago Silva et les siens ont affiché une efficacité déconcertante, grâce notamment à un Ibrahimovic époustouflant d'opportunisme. « Quand les Parisiens sont à ce niveau d'investissement et de concentration, c'est compliqué. En prendre quatre à domicile, ça fait mal ; mais c'est dans l'ordre des choses », s'est résolu Daniel Sanchez, l'entraîneur valenciennois.

Sakho sans états d'âme

Après ce récital parsemé de quelques couacs – la blessure d'Alex, forfait face à Lyon –, on a envie de crier « Vivement dimanche ! » Pas pour voir Drucker mais parce que le choc face à l'OL, entre le leader et son dauphin, va mettre aux prises les deux meilleures équipes du moment en Ligue 1. « On a la possibilité de récupérer quelques points et ce sera un beau match car Lyon est dans une bonne phase. Mais on est favoris parce qu'on joue à domicile », a souligné Ancelotti.

Moins prudent que la veille, le coach veut croire que son équipe est cette fois bien lancée sur les rails du championnat. Pour la première fois, Paris a battu hier une équipe du top 8 de la L 1 et Ibrahimovic a inscrit son premier triplé sous les couleurs du PSG, après cinq doublés.

Désormais à 17 buts (après 14 matchs joués), Monsieur « plus d'un but par match » s'est largement inspiré de son ami de l'AC Milan, le désormais retraité Pipo Inzaghi. Ses deux premières réalisations sont des modèles de placement dans la surface de réparation adverse.

Pour Sakho, ce n'était pas exactement une première mais plutôt une renaissance. Un mois exactement après son expulsion express à Montpellier, l'international tricolore a enfin retrouvé les terrains de L 1 à la faveur de l'élongation contractée par Alex juste avant la pause. Dans cette période de vaches maigres, c'est toujours bon à prendre, d'autant que Sakho a fait taire ses états d'âme pour livrer un bon match. Et comme Paris, il jouera gros dimanche face à Lyon.


Valenciennes 0
PSG 4
Score à la mi-temps :
0-1.
Spectateurs : 23021.
Arbitre : M. Bien.
Buts : Ibrahimovic (28e, 49e, 54e), Lavezzi (82e).
Avertissements. Valenciennes : Angoua (56e). PSG : Lavezzi (77e).
Valenciennes : Penneteau - Mater (cap.), Angoua, Isimat-Mirin, Bong - Ducourtioux, Sanchez - Dossevi (Aboubakar, 78e), Kadir, Danic (Pujol, 68e) - Le Tallec (Saez, 85e). Entr. : Sanchez.
PSG : Sirigu - Jallet, Alex (Sakho, 45e), Thiago Silva (cap.), Maxwell - Pastore, Thiago Motta (Verratti, 68e), Matuidi, Lavezzi - Ibrahimovic, Ménez (Chantôme, 75e). Entr. : Ancelotti.

Les buts
28e :
depuis le côté droit, Ménez centre fort devant la cage. Penneteau repousse dans les pieds de Lavezzi, qui frappe. Son tir n'est pas cadré mais Ibrahimovic, sur la trajectoire, détourne dans le but (0-1).

49e : sur un ballon mal dégagé, Pastore récupère et frappe de demi-volée. Penneteau repousse sur Ibrahimovic, qui marque du gauche (0-2).

54e : Lavezzi lance Ménez dans la profondeur. L'attaquant fixe Penneteau et décale Ibrahimovic, qui n'a plus qu'à pousser le ballon dans le but vide (0-3).

82e : Verratti sert Lavezzi à hauteur de la ligne médiane. Sur son contrôle, l'Argentin élimine Angoua et sprinte vers le but, avant de glisser le ballon hors de portée de Penneteau (0-4).

Le fait du match
13e :
sur un corner, Isimat-Mirin place une bonne tête en arrière repoussée par Sirigu. Paris était alors en danger sous la pression valenciennoise. Pas pour longtemps, puisque les Nordistes ne cadreront ensuite plus aucune frappe.

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