C'est bien simple, dans ce groupe A, les six points sont promis à tous les adversaires d'un Dinamo dénué singulièrement de jus. On se référera aux neuf défaites successives en Ligue des champions plutôt que d'allonger la liste des lacunes croates. « Zagreb n'est pas une équipe faible. Ils jouent la Ligue des champions, donc ils méritent d'être là », a tenté de justifier hier Salvatore Sirigu dans un assaut d'amabilité ou de langue de bois.
Surtout, un troisième succès permettrait aux hommes d'Ancelotti de conserver (au moins) trois points d'avance sur l'autre Dynamo, celui de Kiev, opposé dans le même temps à Porto à domicile. Le staff parisien ne manquera d'ailleurs pas de se tenir au courant de l'issue de cette rencontre.
Une contre-performance des Ukrainiens, conjuguée à une victoire parisienne, jouerait en faveur des partenaires de Jallet. Ces derniers se déplaceraient alors dans quinze jours en Ukraine avec la possibilité d'obtenir leur ticket pour les 8es.
Beaucoup à se faire pardonner
Les plus prudents objecteront qu'il s'agit de football fiction, mais cette éventualité renforce la nécessité d'un succès du PSG. « Une victoire peut nous aider pour la qualification. C'est un match important, mais pas décisif », a concédé Sirigu.
Reste à savoir si le PSG s'est remis la tête à l'endroit après sa défaite inattendue et inquiétante face aux Stéphanois. Paris et Ibrahimovic, qui « n'avait pas besoin de s'excuser pour son expulsion », dixit Ancelotti, ont beaucoup à se faire pardonner.
Dans ce contexte, la venue des Croates s'apparente à une bénédiction. Samedi, les Parisiens ont fait mine de ne pas verser dans la sinistrose. C'est heureux et normal après une deuxième défaite en trois mois de compétition. Mais les doutes surgis après des prestations mitigées contre Porto, Marseille et Nancy, pour ne citer que les plus récentes, sont là. Tenaces. Saint- Etienne et sa discipline tactique les ont renforcés. Zagreb et ses insuffisances doivent permettre de les dissiper.
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