La Bourse de Paris a signé une cinquième séance de hausse d'affilée vendredi (+0,11%) et franchit un nouveau plus haut de l'année 2012, après une séance sans grande direction et des indicateurs américains qui ont soufflé le chaud et le froid.
A la clôture, le CAC 40 a pris 3,96 points pour s'inscrire à 3.605,61 points, dans un volume d'échanges d'environ 2,2 milliards d'euros.
A Francfort le Dax a fini en recul de 0,22% alors que le Footsie à Londres s'est adjugé modestement 0,22%. L'Eurostoxx 50 a terminé sur une note quasiment stable (-0,08%).
Dès l'ouverture le marché parisien s'est montré hésitant sur la direction à suivre, avant que des indicateurs américains ne soufflent le chaud et le froid et provoquent d'importantes variations de l'indice.
Après la publication du chiffre américain sur l'emploi qui s'est révélé meilleur que prévu, l'indice est monté en flèche. Par la suite, il s'est s'essoufflé sous le coup de la baisse du moral des ménages en décembre, selon l'Université du Michigan.
Le taux de chômage est tombé en novembre à son niveau le plus bas en près de quatre ans, à 7,7%, contre 8% prévu par les analystes.
Pour Paul Ashworth, économiste chez Capital Economics, cet indicateur "est positif" et démontre que l'ouragan Sandy n'a pas eu trop de conséquence sur le marché du travail.
Le marché a toutefois vite déchanté avec la publication de l'indicateur sur le moral des Américains qui a déçu les investisseurs. Cet indice a chuté de 8,2 points par rapport à novembre et s'inscrit à son niveau le plus bas depuis août.
"L'incertitude sur le débat budgétaire américain est à l'origine de cette mauvaise surprise", souligne Natixis.
En dehors de l'actualité nord-américaine, la cote est également freinée techniquement autour du seuil des 3.600 points, qui marque un important seuil de résistance.
Globalement, "le marché est dans une position attentiste, par manque de catalyseur", observe Renaud Murail, gérant chez Barclays Bourse. Selon lui, il est plutôt logique que le CAC 40 marque une pause après avoir connu 12 jours de hausse lors des 14 dernières séances.
Sur le front des valeurs en hausse, EDF a profité d'un rebond technique (+1,90% à 13,87 euros), Société a effectué un beau parcours (+2,27% à 29,27 euros) et Groupe Steria a poursuivi sa remontée entamée en début de semaine (+6,15% à 13,38 euros).
TF1 qui a profité d'une note positive de Exane jeudi a terminé parmi les plus fortes progressions de la cote (+2,39% à 8,39 euros).
Lagardère a terminé dans le vert (+2,05% à 24,59 euros) et EADS est resté sur sa lancée positive après l'annonce de la recomposition de son tour de table qui a été unanimement saluée par les analystes. Le titre a gagné 1,34% à 29,79 euros. Par ailleurs, l'avionneur européen Airbus a annoncé avoir enregistré 585 commandes depuis janvier après un excellent mois de novembre.
Le titre Artprice, spécialisé dans les banques de données dans le marché de l'art, a été dopé par une vague d'achats dans l'optique de sa prochaine entrée au sein du SBF 120. Le titre a gagné 5,14% à 29,33 euros.
Air France-KLM a terminé en repli de 0,56% à 7,11 euros. Le trafic de passagers a progressé en novembre, tandis que celui du fret a reculé.
Enfin, Club Med a chuté (-4% à 12,96 euros) après avoir publié un bénéfice net stable de 2 millions d'euros pour l'exercice 2012 et maintenu sa marge opérationnelle, dans un contexte européen "incertain" qui le rend prudent pour 2013.
Gemalto qui va bientôt intégrer le CAC 40 a progressé de 0,80% à 74,59 euros, alors que Alcatel-Lucent valeur toujours aussi volatile et qui va bientot quitter l'indice phare a perdu 2,94% à 0,85 euros.
GDF Suez n'a pas rebondi après s'être écroulé la veille, et a cédé 0,49% à 15,21 euros. Le titre a souffert de notes défavorables de la part de courtiers et du manque de visibilité sur les prochaines années.
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