samedi 10 novembre 2012

Marseille : un commerçant poignardé à mort dans sa boutique - Le Parisien

Après avoir reçu plusieurs coups de couteau à la poitrine, le gérant d'un magasin de presse- marseillais est décédé vendredi soir. A leur arrivée sur les lieux, dans un quartier tranquille du 4e arrondissement, les pompiers ont lui ont administré un massage cardiaque. En vain.  

Jacques Dallest, le procureur de la République, a d'ores et déjà évoqué l'hypothèse d'un à main armée qui aurait mal tourné, ou d'un différend privé. Deux clients «qui entraient dans la boutique ont vu un corps étendu et un individu, la couverte par une capuche, en train de fouiller derrière la caisse, et qui a pris alors la fuite», a-t-il expliqué.

L'Intérieur réaffirme sa détermination

Le commerçant, âgé de 50 ans, gérait l'établissement depuis un an après avoir enseigné la philosophie. Il n'était pas connu de la justice. «On a tous les jours à Marseille des vols à main armée, aux dépens de bijouteries et de bars-tabacs, dont les auteurs sont souvent jeunes, mais qui sont heureusement rarement mortels», a souligné le procureur.

L'enquête a été confiée à la police judiciaire. Celle-ci est «pleinement mobilisée pour retrouver le ou les auteurs des faits et le ou les déférer à la justice, a réagi le ministère de l'Intérieur. «Ce nouvel homicide ne fait que renforcer la détermination de Manuel Valls, des services de police et de gendarmerie, à combattre sans relâche toutes les formes de violence à Marseille comme sur l'ensemble du territoire», a déclaré le porte-parole du ministère, Pierre-Henry Brandet.

Cette agression intervient alors que le préfet de police des Bouches-du-Rhône, Jean-Paul Bonnetain, a accueilli officiellement vendredi les forces de l'ordre nommées en renfort pour tenter d'enrayer la criminalité marseillaise (lire ci-dessous).

Les renforts de police sont arrivés
Le préfet de police des Bouches-du-Rhône, Jean-Paul Bonnetain, a accueilli officiellement vendredi les forces de l'ordre arrivées en renfort dans le département, comme le gouvernement l'avait promis. «Nous tenons d'abord à vous souhaiter la bienvenue et à vous dire à quel point vous étiez attendus (...) vous arrivez dans un contexte difficile», a-t-il déclaré devant plus d'une centaine de policiers et de gendarmes, sur les 215 affectés dans les Bouches-du-Rhône. «La réalisation de vos missions exige le strict respect de la déontologie, c'est une attente forte de la hiérarchie et du public», a ajouté le préfet, qui entend créer des équipe mixtes entre locaux et arrivants, pour permettre une meilleure greffe des nouveaux effectifs.

Pierre-Marie Bourniquel, directeur départemental de la sécurité publique, s'est lui félicité de l'arrivée de 145 policiers, en annonçant une réforme de la hiérarchie: «Les commissaires seront plus sur le terrain, il y aura moins de dossiers, moins de réunions», a-t-il promis. «Il faut un retour au plus proche de la population», a-t-il insisté, ajoutant dans un sourire que l'on «ne fera jamais de Marseille Monaco». Il a annoncé l'arrivée de nouveaux véhicules et répété son souhait de voir construire un nouvel hôtel de police.

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