Publié le 16.10.2012, 15h24
La juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille, chargée notamment des affaires touchant au grand banditisme corse, va enquêter sur l'assassinat, mardi à Ajaccio, de l'avocat Antoine Sollacaro, a-t-on appris de source judiciaire.
Militant nationaliste de la première heure, Me Sollacaro était notamment un proche et l'avocat de l'ancien dirigeant du Mouvement pour l'autodétermination (MPA), Alain Orsoni, aujourd'hui président du club de football (L1) Athletic Club d'Ajaccio.
Il avait défendu aussi son fils, Guy Orsoni.
Mais la piste nationaliste n'est pas retenue par les enquêteurs de la direction régionale de la police judiciaire d'Ajaccio, qui privilégient plutôt celle du banditisme, ce qui explique la saisine de la Jirs, même si la piste d'un conflit d'ordre privé n'est pas exclue.
Me Sollacaro était un habitué des dossiers de la Jirs. Sa clientèle comptait d'autres anciens du MPA, comme l'ex-président de la chambre de commerce d'Ajaccio Gilbert Casanova, condamné pour trafic de drogue, ou Antoine Nivaggioni, fondateur d'une société de sécurité, la SMS, qui fut au coeur d'une vaste affaire de fraude aux marchés publics en Corse.
L'avocat avait aussi défendu plusieurs membres présumés ou proches du grand banditisme insulaire, comme Robert Feliciaggi, Michel Tomi, José Menconi ou encore Francis Mariani.
La Jirs de Marseille, dont Me Sollacaro dénonçait souvent les méthodes, enquête déjà sur les assassinats de certains de ces anciens clients, notamment celui d'Antoine Nivaggioni assassiné à Ajaccio à la fin 2010, quelques mois avant le procès de l'affaire de la SMS à Marseille.
Interrogé mardi sur d'éventuelles menaces ayant pu peser sur l'avocat ajaccien, un magistrat marseillais a rappelé qu'en août 2009, un homme avait été interpellé, lourdement armé, près du domicile de Me Sollacaro.
Selon un policier parisien, les enquêteurs avaient alors privilégié une autre piste, l'interpellation ayant eu lieu aussi à proximité du domicile d'un homme défendu par Me Sollacaro dans l'affaire de la SMS, auquel le suspect aurait pu vouloir s'en prendre.
Cet homme interpellé en 2009 sur la route des Sanguinaires, où Me Sollacaro a été tué mardi dans une station-service, doit comparaître prochainement devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône pour l'assassinat, en juin 2009, d'un proche d'Alain Orsoni.
Selon une autre source policière, les enquêteurs étudient aussi un lien possible avec celui, en juillet, d'un ancien nationaliste corse, Yves Manunta. Cofondateur de la SMS dans les années 2000 avec Antoine Nivaggioni, un proche d'Orsoni, il s'était ensuite brouillé avec eux en fondant une société concurrente.
Son fils, Stéphane Manunta, a récemment fait l'objet d'une tentative d'homicide, pour laquelle la Jirs de Marseille vient de mettre en examen trois hommes, dont un fils de celui que défendait Me Sollacaro dans l'affaire de la SMS.
En revanche, aucun lien n'est fait pour l'instant entre l'assassinat de Me Sollacaro et celui d'un autre homme, Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, ancien militant nationaliste, dont le cadavre a été découvert mardi matin dans sa voiture criblée de balles près d'un village de Balagne (Haute-Corse).
Militant nationaliste de la première heure, Me Sollacaro était notamment un proche et l'avocat de l'ancien dirigeant du Mouvement pour l'autodétermination (MPA), Alain Orsoni, aujourd'hui président du club de football (L1) Athletic Club d'Ajaccio.
Mais la piste nationaliste n'est pas retenue par les enquêteurs de la direction régionale de la police judiciaire d'Ajaccio, qui privilégient plutôt celle du banditisme, ce qui explique la saisine de la Jirs, même si la piste d'un conflit d'ordre privé n'est pas exclue.
Me Sollacaro était un habitué des dossiers de la Jirs. Sa clientèle comptait d'autres anciens du MPA, comme l'ex-président de la chambre de commerce d'Ajaccio Gilbert Casanova, condamné pour trafic de drogue, ou Antoine Nivaggioni, fondateur d'une société de sécurité, la SMS, qui fut au coeur d'une vaste affaire de fraude aux marchés publics en Corse.
L'avocat avait aussi défendu plusieurs membres présumés ou proches du grand banditisme insulaire, comme Robert Feliciaggi, Michel Tomi, José Menconi ou encore Francis Mariani.
La Jirs de Marseille, dont Me Sollacaro dénonçait souvent les méthodes, enquête déjà sur les assassinats de certains de ces anciens clients, notamment celui d'Antoine Nivaggioni assassiné à Ajaccio à la fin 2010, quelques mois avant le procès de l'affaire de la SMS à Marseille.
Interrogé mardi sur d'éventuelles menaces ayant pu peser sur l'avocat ajaccien, un magistrat marseillais a rappelé qu'en août 2009, un homme avait été interpellé, lourdement armé, près du domicile de Me Sollacaro.
Selon un policier parisien, les enquêteurs avaient alors privilégié une autre piste, l'interpellation ayant eu lieu aussi à proximité du domicile d'un homme défendu par Me Sollacaro dans l'affaire de la SMS, auquel le suspect aurait pu vouloir s'en prendre.
Cet homme interpellé en 2009 sur la route des Sanguinaires, où Me Sollacaro a été tué mardi dans une station-service, doit comparaître prochainement devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône pour l'assassinat, en juin 2009, d'un proche d'Alain Orsoni.
Selon une autre source policière, les enquêteurs étudient aussi un lien possible avec celui, en juillet, d'un ancien nationaliste corse, Yves Manunta. Cofondateur de la SMS dans les années 2000 avec Antoine Nivaggioni, un proche d'Orsoni, il s'était ensuite brouillé avec eux en fondant une société concurrente.
Son fils, Stéphane Manunta, a récemment fait l'objet d'une tentative d'homicide, pour laquelle la Jirs de Marseille vient de mettre en examen trois hommes, dont un fils de celui que défendait Me Sollacaro dans l'affaire de la SMS.
En revanche, aucun lien n'est fait pour l'instant entre l'assassinat de Me Sollacaro et celui d'un autre homme, Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, ancien militant nationaliste, dont le cadavre a été découvert mardi matin dans sa voiture criblée de balles près d'un village de Balagne (Haute-Corse).

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