mardi 16 octobre 2012

Le néologisme "souchien" en appel à Toulouse: une amende requise - Le Parisien

Publié le 15.10.2012, 19h26

Le néologisme "souchien", utilisé par une militante antiraciste à la télévision pour désigner les Français de souche est revenu lundi en appel devant la à Toulouse, où une organisation d', l'Agrif, l'interprète comme une injure.
L'avocate générale a demandé que la jeune femme soit condamnée "à une amende et à la publication du jugement dans la presse". Lors du premier procès le ministère public ne s'était pas prononcé.
Pour l'avocate générale, la prévenue, qui risque 6 mois de prison et 150 euros d'amende, a prononcé une "injure raciale" en associant le qualificatif de "souchien" à celui de "Blanc".
Le jugement a été mis en délibéré au 19 novembre. En première instance, le tribunal avait relaxé l'ancienne porte-parole du Parti des indigènes de la République (PIR), Houria Bouteldja, qui avait prononcé "souchiens" lors d'un débat télévisé sur 3, en 2007.
"(...) Les souchiens, il faut bien leur donner un nom, les Blancs", avait lancé la jeune femme lors de l'émission.
"Le tribunal (en première instance - NDLR) avait bien compris l'intention de blesser de Mme Bouteldja, mais n'en a pas tiré toutes les conséquences", a estimé l'avocat de l'Agrif (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne), Me Pierre-Marie Bonneau.
Prenant la parole, Houria Bouteldja, qui portait un foulard sur la tête, a déclaré avoir prononcé "le terme de souchien en un seul mot". "Je reconnais le néologisme, mais je ne reconnais pas le jeu de mot", a-t-elle dit en ajoutant qu'elle avait voulu "se moquer de l'expresion".
Pour la partie civile, le terme de "souchien" ou "sous-chien" était "une injure raciale (...) fondée en droit comme en fait".
L'avocat de la défense, Me Henri Braun, s'est attaché à montrer que sa cliente avait bien dit "souchiens" et non pas "sous-chiens". "Qui est capable d'entendre un tiret" ? a-t-il demandé en affirmant qu'il n'y avait "aucune possibilité de condamner, ni en fait, ni en droit".

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