Otages français au Sahel. Paris ne veut pas céder aux menaces
14 octobre 2012 - Réagir à cet article
François Hollande a affirmé, hier, à Kinshasa, sa «grande détermination» à tenir la «ligne» fixée par la France sur la lutte contre le terrorisme. Une déclaration faite à la suite de nouvelles menaces proférées contre les otages français et contre le chef de l'État par un groupe islamiste armé du Nord-Mali. «Est-ce que ce que nous disons pour l'intégrité du Mali et la lutte contre le terrorisme devrait être tu parce qu'il y a ces menaces?», s'est interrogé le chef de l'État français. «Je pense que c'est le contraire», a-t-il enchaîné avant d'estimer que «c'est en montrant une grande détermination pour tenir notre ligne qui est celle de la lutte contre le terrorisme que nous pouvons convaincre les ravisseurs qu'il est temps, maintenant, de libérer nos otages». «Nous avons toujours dit que nous faisions tout pour permettre la libération de nos otages et que nous utilisions les contacts qui sont possibles pour parvenir à convaincre les ravisseurs qu'ils doivent les libérer au plus tôt», a encore rappelé François Hollande.
François Hollande met «en danger sa vie»
Oumar Ould Hamaha, un haut responsable djihadiste membre du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), a déclaré, hier, que François Hollande mettait «en danger sa vie» et celle des otages par ses déclarations en faveur d'une intervention militaire contre les groupes islamistes armés dans le nord du Mali, Le Mujao est l'un des groupes islamistes armés alliés d'al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui contrôlent le nord du Mali depuis plus de six mois.

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