lundi 15 octobre 2012

Paris : d'autres «notables» mis en cause dans l'affaire de ... - Le Parisien

Florence Lamblin, adjointe Europe Ecologie (EELV) au maire du XIIIe arrondissement, mise en examen pour «blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs» ne serait pas la seule notable à être mise en cause dans cette affaire, selon le Journal du dimanche. Empêtrée dans les mailles de la justice suite à une vaste opération menée contre un réseau franco-suisse de blanchiment de fonds liés au trafic de drogue, l'élue a accepté de démissionner de ses fonctions de maire-adjoint samedi, selon le maire du XIIIe, après une demande en ce sens du maire de , Bertrand Delanoë, «consterné» par sa mise en examen. Elle a démenti toute implication tout comme son avocat qui évoque «une erreur judiciaire». Avec elle, sept autres «notables» ontdonc été interpellés et mis également en examen pour blanchiment et laissés libres sous contrôle judiciaire, contre une caution de 80.000 à un million d'euros. Neuf autres personnes, dont sept ont été incarcérées, ont été mises en examen à Paris pour importation et trafic de stupéfiants.

«Ils ne voulaient pas poser de questions»... Voilà, selon une source proche de l'enquête citée par le JDD, la position de la plupart des «notables» mis en cause dans cette affaire de blanchiment d'argent. Parmi eux, Florence Lamblin qui assure qu'elle ne savait pas que l'argent liquide provenait d'un trafic de drogue comme le précise son avocat Jérôme Boursican : «A l'invitation de sa banque, ma cliente a souhaité rapatrier 350 000 € provenant d'un héritage familial placé sur un compte en Suisse depuis 1920. Elle s'est fait conseiller par une personne de confiance qui l'a mise en contact avec une relation susceptible de traiter ce genre de transaction. Elle s'est fait avoir, pensant que les fonds récupérés étaient les siens et non pas l'argent issu d'un trafic de drogue.»

VIDEO. Blanchiment d'argent: l'avocat de Florence Lamblin dément

Cette ligne de défense serait également celle des délinquants en col blanc impliqués dans cette affaire. La plupart des fraudeurs fiscaux parisiens précisent qu'ils ne savaient pas forcément que ces fonds provenaient du trafic de drogue même si les enquêteurs restent dubitatifs : «Ils ne pouvaient pas ignorer leur origine frauduleuse et ne se privaient pas pour les réinvestir.» La liste de ces clients comprendrait selon le JDD un avocat de l'avenue Montaigne, Me Robert Sellam, un dentiste, un marchand d'art, un ingénieur du son, un entrepreneur corse spécialisé dans l'immobilier et le patron d'une entreprise de textile, en liquidation judiciaire. Ce dernier aurait reconnu avoir «décaissé» jusqu'à 1,8 million d'euros en deux ans.

Tout ce business a été mis à jour mercredi lorsque 115 policiers mobilisés ainsi que des chiens renifleurs de billets ont procédé au démantèlement de cet important réseau franco-suisse de blanchiment d'argent de la drogue.


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