vendredi 12 octobre 2012

Le Guen se lance dans la bataille pour la mairie - Le Parisien

Ça sonne comme une candidature même si officiellement, ce n'en est pas encore une. Cinq semaines après qu'Anne Hidalgo, première adjointe au maire de , a dévoilé ses ambitions pour la mairie de , le député Jean-Marie Le Guen passe à son tour à l'action. Hier, ce strauss-kahnien historique a affiché ses ambitions pour la capitale.

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« J'ai l'intention de me lancer dans le débat », a-t-il déclaré lors d'une rencontre informelle avec la presse. Une manière de signifier que les jeux ne sont pas faits.

Ses ambitions


« Je suis candidat à ce qu'il y ait un débat public sur le programme, la stratégie politique et le bilan », explique-t-il. Parmi les initiatives qu'il compte prendre, il y a la création d'un site Web d'ici à la fin du mois. Une consultation participative via le Net qui ressemble étrangement à la méthode choisie par l'équipe de campagne d'Anne Hidalgo.
Mais Jean-Marie Le Guen se défend de copier son adversaire. « C'est moi qui ai inventé le premier la démocratie participative dans les années 1990 », rectifie-t-il. Son objectif est de « tracer les contours d'une autre politique pour Paris ». Il s'inscrit ainsi en rupture avec les années Delanoë, quand Anne Hidalgo fait figure de dauphine du maire de la capitale, bien qu'elle s'en défende. « Il ne s'agit pas de prolonger les deux précédents mandats par un troisième. »

Ses thèmes de campagne
Depuis la rentrée, il a déjà pris positions sur plusieurs thèmes, notamment sur l'interdiction des véhicules diesel dans la capitale. Il souhaite commencer par convertir les taxis aux énergies propres. Il se prononce aussi pour la municipalisation d'un certain nombre de compétences de la mairie de Paris (stationnement, salubrité…) et se dit favorable à la création d'une police municipale dans la capitale. Mais son cheval de bataille, c'est le Grand Paris que « Bertrand Delanoë ne porte pas ». Il « n'imagine pas un projet municipal quel qu'il soit hors du projet du Grand Paris ». Car les problèmes tels que la grande pauvreté ou le logement « ne peuvent être réglés qu'au niveau métropolitain ».
Et Jean-Marie Le Guen a de grandes ambitions pour ce projet. « Il faut un maire du Grand Paris à l'horizon 2020. » Et, bien sûr, pour lui, ce super-poste devra être occupé par un Parisien…

Hidalgo dans la ligne de mire
« Moi, j'ai été élu sur mon nom. » Une critique à peine voilée à l'encontre d'Anne Hidalgo qui n'a jamais conduit de liste aux municipales à Paris et ne s'est pas présentée aux dernières législatives. « Nous avons une candidature quasi officielle qui ressemble curieusement à la nomination à la tête du PS (NDLR : d'Harlem Désir). » Jean-Marie Le Guen reproche aussi à sa rivale d'avoir louvoyé au sein des courants : « Elle a été proche de DSK, Aubry, Hollande et maintenant de Valls. »
Selon lui, elle manquerait de hauteur : « L'élection se fera sur des questions politiques et pas sur le fait de savoir s'il faut faire pousser des laitues sur les toits ou si les enfants doivent être consultés pour dessiner l'avenir urbanistique de la capitale à l'horizon 2050. »

 

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